Une fin de saison rêvée

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Une fin de saison rêvée

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Marc-André Fleury devra garder l'oeil sur la rondelle car il risque d'en avoir plein les bras dès le début de la partie, ce soir.

Photo AP

Kevin Johnston
Le Soleil

(Québec) Les grands gagnants des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey sont les amateurs. La «vraie saison» nous a donné des rencontres mémorables et voilà que la finale de la Coupe Stanley nous offre, sur un plateau d'argent, un septième match. Que demander de mieux?

Évidemment, les fans des Penguins demandent un victoire de leurs favoris. Et de leur côté, les inconditionnels des Red Wings n'accepteront rien de moins que de voir leur club parader avec le grand bol de punch sur la patinoire du Joe Louis Arena. Mais en bout de piste, ce septième match clôture une campagne exceptionnelle. Sauf pour les partisans de la Sainte-Flanelle, évidemment.

On parle de campagne exceptionnelle sur la surface glacée, bien sûr. Parce que les pitreries du commissaire Gary Bettman n'ont rien fait pour améliorer la réputation de son circuit. J'ose espérer que son règne achève. Le seul hic, c'est qu'il a encore beaucoup d'amis parmi les propriétaires. Difficile à comprendre qu'une personne d'affaires continue de faire confiance à Bettman, mais c'est comme ça.

Ne gâchons cependant pas ce qui va se produire à Detroit ce soir. Le tour du commissaire va venir un jour. Red Wings et Penguins jouent le match ultime dans la Ville de l'automobile. C'est seulement la 15e fois qu'une série finale se rend jusqu'à la limite. Et mauvaise nouvelle pour les gars de Pittsburgh, le club visiteur n'a remporté que deux des 14 matchs décisifs. La dernière formation à avoir réussi l'exploit? Le Canadien de 1971.

C'est cependant sur la patinoire que ça se joue et à partir de là, tout est possible. Une rondelle bondissante menant à un but chanceux peut facilement faire la différence. Et de toute manière, avec le nombre de joueurs de qualité répartis dans chaque alignement, c'est clair que tout peut arriver. Mais...

Pas encore le tour des Penguins

Plus tôt cette semaine, j'osais écrire que les Penguins étaient condamnés, une fois de plus, à demeurer des aspirants. Et malgré la victoire des Pens à Pittsburgh mardi, je suis persuadé que les Red Wings vont remporter leur deuxième Coupe Stanley de suite. Pourquoi? Ils sont plus forts, point à la ligne.

Partisans des Penguins, calmez-vous. Avec un noyau formé de Crosby, Malkin, Staal, Letang et quelques autres jeunes, ça va finir par débloquer. La Coupe Stanley va retourner un jour dans la Ville de l'acier. Mais les Wings ont trop de munitions. Et ça se joue sur leur patinoire, où ils n'ont pas perdu en finale. Avec le dernier changement de joueurs, Mike Babcock va pouvoir jumeler à sa guise Henrik Zetterberg à Sidney Crosby. Et il ne faudrait pas se surprendre de voir Babcock séparer Zetterberg et Pavel Datsyuk. On dit qu'il ne détesterait pas opposer ce dernier à Evgeny Malkin. Mais ça, ça reste à voir.

Cependant, j'ose croire que lors d'un septième match, un entraîneur ne s'entêtera pas à préconiser un style prudent. L'objectif n'est-il pas d'y aller la pédale au plancher afin de marquer le premier? C'est un peu ironique, parce que les deux entraîneurs en présence étaient du septième match de la finale de 2003. Dan Bylsma était un joueur plutôt ordinaire des Ducks d'Anaheim et Babcock, son entraîneur. Et ce fut sans l'ombre d'un doute l'un des matchs importants des séries les plus moches de l'histoire. Espérons que les deux coachs ont eu leur leçon cette fois-là. Surtout qu'ils avaient perdu (contre les Devils).

Spectacle assuré

Ma plus grande consolation, c'est que la qualité des joueurs en présence assure de nous donner un spectacle relevé. Les Penguins étaient partout sur la patinoire en début de rencontre mardi. Et en troisième période, ce sont les Red Wings qui avaient repris le contrôle. N'eut été des prouesses de Marc-André Fleury et de l'arrière Rob Scuderi, qui s'est improvisé gardien à quelques reprises, c'est sûr qu'il y aurait eu prolongation. Peut-être même que Detroit l'aurait emporté.

Je m'attends donc à ce que les Wings aient des ailes dans les premiers instants du match ultime. Un tourbillon qui déterminera dès le départ que le gros trophée va demeurer bien au chaud à Detroit. À moins, bien entendu, que «Sid the Kid» dispute la rencontre de sa vie, lui qui n'a jamais vraiment connu de succès au Joe Louis Arena. Les Red Wings vont gagner. Les amateurs de hockey aussi!

EN PROLONGATION

C'est la folie au Stade!

C'est incroyable ce qui se produit au Stade municipal du parc Victoria ces temps-ci. L'arrivée d'Éric Gagné chez les Capitales a déclenché un raz-de-marée encore plus gros que celui qu'on avait anticipé. Des milliers de gens se sont découvert un soudain intérêt pour le baseball indépendant, ce qui est tout à fait extraordinaire. Il faut se réjouir avant tout pour le propriétaire Miles Wolff, qui a maintenu le cap au cours des années les plus difficiles. Avec des joueurs comme Gagné et Pierre-Luc Laforest - en plus du noyau fort intéressant des Capitales -, ça va être le fun d'aller au Stade cet été. D'ailleurs, le Stade municipal ne sera pas assez grand demain soir alors que Gagné effectuera son premier départ. On improvise au département des promotions et de la logistique de la formation québécoise en inventant de nouvelles sections pour satisfaire à la demande. Gradins temporaires, places debout, rien ne sera négligé. Il n'y a pas de doute, ça va être un méchant party. Faut juste que la météo collabore.

Dommage pour Biron

Tout semble indiquer que le passage de Martin Biron avec les Flyers de Philadelphie est terminé. Dommage pour le gardien de Lac-Saint-Charles parce qu'il n'a pas connu une vilaine saison avec les représentants de la Ville de l'amour fraternel avec une fiche de 29-19-5, une moyenne de buts contre de 2,76 et une moyenne d'efficacité de ,915. Biron est cependant victime du plafond salarial, lui qui devient joueur autonome sans restriction le 1er juillet. L'an dernier, il a empoché 3,5 millions $, ce qui veut dire que, normalement, il devrait être payé plus cher la saison prochaine. Les Flyers ont préféré embaucher le controversé Ray Emery au salaire de 1,5 million $. Biron devra donc tâter le marché. Il y aura quelques noms intéressants à surveiller, dont François Beauchemin à Anaheim. Lui aussi sera vraisemblablement sur le marché.

Perte pour la LHJMQ

La Ligue de hockey junior majeur du Québec a perdu un bon entraîneur au profit du nouveau circuit masculin collégial AA, qui prend son envol à l'automne. Éric Messier, longtemps adjoint d'Éric Dubois à Baie-Comeau avant de travailler avec Éric Veilleux à Shawinigan la saison dernière, dirigera la destinées des Rebelles du Cégep de Sorel-Tracy. L'ex-porte-couleurs de l'Avalanche du Colorado est de retour à la maison, lui qui est originaire du coin de Sorel. L'hiver dernier, il se tapait le trajet Sorel-Shawinigan tous les jours. Il ne faudrait cependant pas se surprendre que Messier rebondisse un jour dans le circuit Courteau comme entraîneur-chef.

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