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Le quart Tristan Grenon (à gauche) ne verra probablement pas beaucoup d'action cette saison, mais son entraîneur-chef, Glen Constantin, veut qu'il soit prêt pour l'automne 2010.

Le Soleil, Martin Martel

Kevin Johnston
Le Soleil

(Québec) Tristan Grenon débarque chez le Rouge et Or pour apprendre. Conscient qu'il ne verra pas beaucoup d'action comme quart-arrière avec la formation de l'Université Laval cet automne, alors qu'il aurait pu être le chef d'orchestre au sein des autres programmes qui l'ont activement courtisé, le produit des Élans de Garneau a néanmoins préféré demeurer à la maison. Où il aura l'occasion de diriger la circulation dès l'automne 2010.

Glen Constantin ne se lasse pas de répéter que Grenon a été l'une de ses belles prises cet été. «Tristan arrive à point», a déclaré le grand patron du Rouge et Or après la séance d'entraînement, lundi matin. «Il s'amène chez nous alors que nos deux vétérans vont disputer leur dernière année d'admissibilité. Il va pouvoir assimiler notre cahier de jeux en bénéficiant de l'expérience de Benoît [Groulx] et de Cesar [Hernandez-Sanchez]. On va l'encadrer et il va continuer son développement. On veut qu'il soit prêt l'an prochain.»

Parce que l'an prochain, c'en sera fini de Groulx et de Hernandez-Sanchez. On passera le flambeau à la relève et ça se jouera entre Grenon et son pote Bruno Prud'homme, qui a été son coéquipier... et adversaire chez les Élans dans le collégial AAA. On sait que cet automne, Prud'homme a été transformé en receveur de passes. «Mais il sera là pour compétitionner avec Tristan l'an prochain, a expliqué Constantin. Cette année, on voulait que Bruno soit plus souvent sur le terrain. Il est un trop bon athlète pour demeurer cloué au banc. C'est pourquoi on lui a trouvé une nouvelle position. Il poussera cependant Tristan en 2010.»

Premier à sauter sur le terrain du stade extérieur du PEPS lundi, Grenon a également été le dernier à quitter. Il a passé de longues minutes à prendre des remises et tenir le ballon pour le botteur Christopher Milo et il a également fait des bottés de dégagement, deux rôles qu'il pourrait occuper cette année. D'ailleurs, Grenon a souri lorsqu'on lui a posé la question. «Je n'ai jamais effectué de bottés de dégagement dans le collégial AAA, a-t-il confié. Mais j'en faisais lors des entraînements et ça allait pas si mal. Sauf que c'est sûr que c'est plus stressant pour moi de botter que de lancer le ballon. Je me sens beaucoup plus à l'aise comme quart-arrière.»

D'ailleurs, parlons-en, du boulot de quart-arrière. Un boulot qu'il ne risque pas d'effectuer bien souvent cet automne. «De toute manière, a-t-il déclaré, ça prend au moins un an avant de maîtriser le cahier de jeux au grand complet. Je vais jouer contre Western dans deux semaines, mais on va garder ça simple. Ça va me permettre de toucher un peu au foot universitaire. Déjà là, je vais être content.»

Athlète intelligent

Grenon n'est clairement pas du genre à se créer de fausses illusions. Ses nouveaux patrons parlent d'ailleurs d'un jeune «allumé», d'un athlète intelligent qui se voudra un actif pour l'équipe. «Je suis juste content d'être ici, a-t-il noté. D'être à Québec, avec les meilleurs joueurs et avec les meilleurs entraîneurs. Oui, les attentes sont élevées. Mais c'est normal en raison de l'équipe que nous avons. La ville tout entière est derrière nous. Il faut produire. Et aux cours des deux prochaines années, la Coupe Vanier sera jouée ici. Alors, c'est facile à comprendre.»

«Moi, je sais ce que j'ai à faire. Je dois atteindre mon plein potentiel et mon objectif est d'être aussi bon sinon meilleur que Benoît lorsque j'aurai pris de l'expérience. C'est cette mentalité que je dois avoir. Sinon, je ne serais pas avec le Rouge et Or. Il faut savoir se surpasser lorsqu'on fait partie d'une organisation comme la nôtre.»

A-t-il quand même hésité à accepter l'invitation de Glen Constantin à se joindre au Rouge et Or? «Le trip de choisir ton club est pas mal excitant, a-t-il dit. Mais dans le fond, j'ai toujours été un fan du Rouge et Or. Mon père a des abonnements saisonniers depuis que je suis tout petit. Mes parents préféraient que je joue chez moi. C'est un peu naturel que je sois ici.»

Surtout que son père Philippe est enseignant à la faculté d'administration... de l'Université Laval. Faculté dans laquelle Tristan est inscrit! Tout le monde est content. Et les fans du Rouge et Or devraient l'être encore plus au cours des prochaines années.

Une dernière pour les basketteurs

Les amateurs de basketball de la région de Québec sont mieux de profiter du passage des Tigers de l'Université Towson vendredi, car ce sera la dernière occasion de voir à l'oeuvre une formation universitaire américaine contre le Rouge et Or. La National Collegiate Athletic Association (NCAA) vient effectivement d'adopter un nouveau règlement qui empêchera ses équipes de disputer des matchs hors concours au Canada. Toujours est-il que les protégés de l'entraîneur chef Pat Kennedy seront en ville vendredi et la rencontre débutera sur le coup de 19h30. La saison dernière, les Tigers n'avaient pu maintenir qu'une fiche de 12-22, mais avaient malgré tout pris part à la demi-finale de la Colonial Athletic Association (CAA). Huit vétérans sont de retour du côté des visiteurs, dont cinq de ses six meilleurs marqueurs. Ce match ne sera pas le seul qui opposera le Rouge et Or à une équipe du pays de l'oncle Sam, car la bande de Jacques Paiement Jr. se frottera aux Black Bears de l'Université du Maine sur leur campus d'Orono, le 1er novembre.

Autre grand événement

Québec continue d'attirer de gros événements. Et elle continue surtout de se placer sur l'échiquier international. Voilà maintenant qu'on va présenter un combat de championnat au Colisée Pepsi, le fameux duel tant attendu entre Lucian Bute et le Mexicain Librado Andrade. Les gens du Groupe Sportscene, le grand patron Jean Bédard en tête, se sont tournés vers Jacques Tanguay lorsque l'opportunité de se pointer dans la Vieille Capitale s'est présentée. Un bon coup qui se réalisera le 28 novembre, le jour où sera présenté le match de la Coupe Vanier au stade extérieur du PEPS de l'Université Laval. L'action ne manquera certainement pas en ville, mais connaissant les gens impliqués dans le dossier, les deux événements vont cohabiter de belle façon et s'avérer de belles réussites. Il y en aura pour tous les goûts, et c'est bien comme ça!

Martin montre les crocs

Le nouvel entraîneur-chef du Canadien de Montréal a montré son vrai visage aux collègues du Réseau des sports en fin de semaine. En fait, Jacques Martin a sorti ses crocs, et c'est clair, à la lumière de ses propos, qu'il va se montrer sans merci envers ses protégés qui oseront manquer de discipline. «La discipline sur la glace est primordiale pour avoir du succès, a-t-il déclaré. La discipline hors glace est aussi importante pour avoir un engagement chaque jour et pour qu'on puisse s'améliorer. Ce sont des éléments qui doivent être discutés avec les joueurs avant de sortir dans les médias.»

 

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