Antoine Vermette enfin débarrassé de son carcan

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Antoine Vermette enfin débarrassé de son carcan

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Antoine Vermette pourra mettre l'accent sur son jeu offensif avec les Blue Jackets, lui qui était confiné à un rôle plus défensif avec les Sénateurs.

Photothèque Le Soleil

Kevin Johnston
Le Soleil

(Québec) Antoine Vermette refuse de parler de renaissance lorsqu'on l'interroge sur les conséquences de son transfert d'Ottawa vers Columbus lors de la dernière période de transactions. Mais à l'écouter attentivement, c'est clair que le changement d'air qui l'a amené à réaliser son rêve d'occuper un rôle offensif dans le circuit Bettman l'emballe.

L'attaquant originaire de Saint-Agapit croyait avoir finalement franchi le seuil magique qui lui permettait de se proclamer un joueur capable d'évoluer dans l'un des deux premiers trios d'un club de la Ligue nationale au printemps 2008. Il venait de marquer 24 buts et de totaliser 53 points dans la capitale fédérale et l'avenir s'annonçait des plus prometteurs.

«Surtout que je me sentais vraiment chez moi à Ottawa», a-t-il raconté après une séance d'entraînement à l'aréna Les 2 Glaces de Val-Bélair, hier après-midi. «J'adorais la ville, l'équipe, les partisans.» D'ailleurs, on se servait beaucoup de Vermette pour mousser la publicité des Sénateurs au sein de la clientèle francophone de la région de l'Outaouais. Malheureusement, la lune de miel n'a pas duré tellement longtemps.

Nommé à la barre de l'équipe, Craig Hartsburg a vite fait de ramener Vermette sur terre. De façon assez abrupte à part ça. Confiné à un rôle plus défensif, utilisé avec à peu près tout le personnel de soutien, Vermette n'est jamais parvenu à se mettre en marche. Il s'est retrouvé dans un cercle vicieux, incapable de s'en sortir. L'arrivée de Cory Clouston derrière le banc a assaini l'atmosphère, mais un mois plus tard, il apprenait qu'il changeait d'adresse.

D'ailleurs, il se souviendra longtemps du 4 mars 2009. «Il n'y avait pas d'entraînement ce matin-là, a-t-il expliqué en parlant de la fameuse heure de tombée des transactions dans le circuit Bettman. On avait fait venir un chiro pour régler nos problèmes de dos et j'étais justement couché sur la table d'examen à me faire masser lorsque j'ai entendu mon nom à la télé à quelques reprises. J'ai levé la tête, regardé autour de moi, et juste à voir les visages, je savais qu'il se passait quelque chose. Un de nos gars d'équipement était comme sous le choc.

«J'ai demandé si j'avais été échangé et on m'a dit que c'était à Columbus que j'allais. Au même moment, j'étais convoqué au bureau de Bryan Murray, qui se confondait en excuses, mais qui disait que l'offre était trop bonne pour la refuser. Et il avait bien raison. Un choix de deuxième ronde et Pascal Leclaire, c'était difficile à refuser.»

Vestiaire accueillant

En un rien de temps, le produit des Remparts et des Tigres de Victoriaville sautait dans l'avion et rejoignait ses nouveaux coéquipiers. Et tout de suite, il s'est senti comme chez lui dans le vestiaire. «L'entraîneur-chef Ken Hitchcock a été très clair avec moi, me disant qu'il voulait que je contribue en attaque.» Et c'est ce qu'il a fait. Après avoir marqué neuf buts et totalisé seulement 28 points en 62 matchs avec les Sénateurs, il a épaté ses nouveaux patrons avec sept buts et 13 points en 17 sorties avec son nouveau club. Seule ombre au tableau, il a été blanchi lors de la série à sens unique contre les Red Wings de Detroit, la première participation de Columbus aux éliminatoires depuis leur arrivée dans la LNH en 2000.

L'avenir est prometteur à Columbus, selon Vermette. Il s'anime lorsqu'il énumère toutes les jeunes vedettes offensives de l'équipe. Rick Nash, Jakub Voracek, qui a fait les délices des Mooseheads de Halifax, Derick Brassard, qui a soulevé les partisans des Voltigeurs de Drummondville, et Nikita Filatov, pour ne nommer que ceux-là. Il a également adoré jouer au centre du deuxième trio en compagnie de R.J. Umberger, avec qui il a créé de solides liens. Il adore Columbus et les BlueJackets semblent l'adorer lui aussi parce que c'est nul autre que le numéro 50 Antoine Vermette qui est en vedette sur la page de présentation de l'équipe sur Internet.

«Je voulais juste avoir la chance de faire ce que je sais que je peux faire sur une patinoire, a-t-il lancé. Et à Columbus, on semble vouloir me faire confiance. C'est pourquoi je suis si excité de débarquer là-bas la semaine prochaine.» Ce n'est pas une renaissance, mais c'est tout comme!

 

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