L'autre Marc Fortier

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L\'autre Marc Fortier

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En commençant sa carrière de footballeur, Marc Fortier voulait devenir porteur de ballon. Ses entraîneurs de l'époque l'ont plutôt placé en défensive. Après une belle carrière dans les rangs universitaires comme demi défensif avec les Stingers de Concordia, Fortier vit toujours de son «art» en tant qu'entraîneur chez le Rouge et Or.

Photothèque Le Soleil

Kevin Johnston
Le Soleil

(Québec) Marc Fortier ne visait pas vraiment un poste d'entraîneur de position lorsqu'il s'est pointé dans l'entourage du Rouge et Or en 1996. Mais l'oeil averti de Glen Constantin avait identifié un homme de football au potentiel illimité et il l'a pris sous son aile. Une sage décision qui rapporte gros à la formation de l'Université Laval, parce que 14 ans plus tard, Fortier commence sa troisième saison comme coordonnateur de la meilleure défensive au pays.

Fallait d'ailleurs voir le grand patron du Rouge et Or s'animer lorsque je lui ai fait part de mon intention d'écrire une chronique sur celui qui lui a succédé comme numéro un de la défensive en 2007. «Je suis content de l'entendre, a laissé tomber Constantin. On ne parle pas assez souvent de Marc et de tout ce qu'il fait chez nous. Rarement ai-je vu un travailleur aussi acharné. Sa préparation est tellement minutieuse.»

Constantin se souvient du jour où il a reçu son curriculum vitae. «Je me suis dit que je connaissais ce nom-là, a-t-il confié. Le déclic s'est fait tout de suite. C'était le même Fortier que j'avais vu briller en défensive pour les Stingers de Concordia. Le demi défensif qui était partout sur le terrain, qui dirigeait ses coéquipiers. Je savais qu'il ferait un bon coach.»

Le hic, c'est que Fortier ne se voyait pas occuper les fonctions qui lui étaient destinées. C'était la première saison officielle du Rouge et Or dans le foot universitaire. Mike Labadie était entraîneur-chef; Constantin, le boss de la défensive. «Moi, je venais de me rendre à l'évidence que ma carrière de joueur était terminée, a-t-il expliqué. Je voulais sortir de Montréal, me changer les idées et réorienter ma carrière. Je me suis inscrit en activités physiques à Laval et je voulais être préparateur physique.»

Mais on avait d'autres projets en tête pour lui. Dès le départ, il héritait du poste d'entraîneur des demis défensifs. En 2001, on lui confiait les unités spéciales. Peu à peu, Constantin se fiait à ses connaissances de la tertiaire. Les deux hommes se complétaient à merveille, le patron étant plus un gars de ligne, de tranchées.

«Je n'étais pas le plus grand des techniciens lorsque j'ai débuté ma carrière universitaire à Concordia», a admis celui qui a vu le jour à Saint-Eustache. «Mais comme on n'avait pas le choix de regarder plein de films de différentes séquences de jeux pendant la semaine, je me suis mis à étudier et à aimer l'aspect technique du sport. Je donne beaucoup de crédit à mon coach de la défensive de l'époque, Peter Chrysomalis.»

Son initiation à la compétition, il l'a cependant vécue dans le hockey. Gardien de but, il s'est rendu jusqu'au midget AA avec les Seigneurs des Mille-Îles. Lorsqu'on lui a demandé si on le confondait à l'occasion avec l'ex porte-couleurs des Nordiques, il a pouffé de rire. «Je me souviens que lorsque Marc a signé avec les Nordiques, je jouais encore au hockey et j'étais pensionnaire au Collège Notre-Dame. Le responsable du dortoir avait affiché les articles partout dans la salle.»

Mais le football allait prendre le dessus, justement au Collège Notre-Dame, où Fortier avait comme coéquipier un certain Justin Ethier. «Au départ, je voulais jouer à l'attaque, comme porteur de ballon, a-t-il raconté. Mais on m'a placé en défensive. Je me suis alors dit que si on ne voulait pas me donner le ballon, j'allais m'organiser pour aller le chercher.»

Féroce compétiteur, il a brillé au Cégep Marie-Victorin avant de monter chez les Stingers, où il a été choisi sur l'équipe All Canadian en 1994. Invité au camp des Alouettes au printemps 1996, il n'y a fait qu'acte de présence, étant remercié après seulement trois jours. Quelques mois plus tard, il s'installait dans la Vieille Capitale. Il y est toujours et il s'y sent chez lui plus que jamais avec sa conjointe Claudia Roy et ses petites filles de quatre et deux ans, Evaelle et Abigaël.

Une situation qui a presque changé en 2006 alors que les Eskimos d'Edmonton lui offraient le poste d'entraîneur des unités spéciales. Après quelques semaines de réflexion, il décide de demeurer à Québec. De toute manière, sentant que son homme de confiance était mûr pour un autre défi, Constantin lui offrait le prestigieux poste de coordonnateur de la défensive lavalloise. «Il fallait que je délègue un peu plus de responsabilités, a-t-il expliqué. Marc méritait de prendre charge de la défensive. Il était prêt à le faire. Et il nous l'a tout de suite prouvé.»

En prolongation

Le club de golf de Lévis séduit

Des éloges, encore des éloges, rien que des éloges. Tous étaient unanimes pour dire que le club de golf de Lévis était parfait cette semaine. Hôte du Tournoi des maîtres Desjardins Sécurité Financière, le club de la Rive-Sud en a mis plein la vue. Jean Trudeau, directeur général de l'Association des golfeurs professionnels du Québec, repart enchanté de son expérience et il a déjà hâte de revenir l'an prochain, alors qu'on a confirmé le retour du tournoi à Lévis. «Nous venons de vivre trois jours tout à fait incroyables, a confié Trudeau. C'est vraiment plaisant d'être ici dans la région de Québec. Nous n'avions pas tenu de compétition majeure à Lévis depuis 1990 et ce fut trop long comme attente. Il y a énormément d'amateurs de golf dans la région, des passionnés. Et je n'en dirai jamais assez sur l'état du terrain du club de Lévis. Nous avons joué sur des terrains qui sont supposés être parmi les plus huppés de la province cet été, mais le plus beau que nous avons foulé est ici à Lévis. Il était impeccable sur toute la ligne. Toute l'équipe qui nous a reçus cette semaine mérite nos félicitations.» C'est le surintendant du club de Lévis, Yann Joly, qui doit se péter les bretelles tant il doit être fier. Et il a bien raison de l'être.

Du hockey dans le désert

Il faudra attendre encore un peu avant de savoir qui remportera le gros lot et deviendra propriétaire de la moribonde franchise des Coyotes de Phoenix. Mais une chose est coulée dans le béton dans le dossier : il y aura du hockey dans le désert cet hiver. Pour la première fois depuis le début des folies en Arizona, toutes les parties semblent s'entendre pour dire qu'il est trop tard pour déménager l'équipe. Même Jim Balsillie aurait laissé entendre qu'il garderait le club à Phoenix... à la condition que les dirigeants de la LNH épongent avec lui les pertes encourues. À parts égales. Évidemment, Gary Bettman et compagnie ont levé le nez sur la proposition, déclarant que Balsillie n'était pas un partenaire de la LNH. Pendant ce temps, le numéro deux de la LNH, Bill Daly, déclarait à la radio AM 640 de Toronto qu'il était faux de prétendre que c'étaient les Maple Leafs qui mettaient du sable dans l'engrenage quant à une relocalisation à Hamilton. Daly a dit que les Leafs ne détenaient aucun droit de veto concernant leur supposé territoire du sud de l'Ontario. Selon lui, un vote majoritaire des gouverneurs permettrait le déménagement. En prenant bien soin d'ajouter que, de toute manière, le commissaire Bettman avait tous les droits pour interpréter à sa façon la constitution du circuit. Vive la démocratie!

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