Ben Fanelli était derrière le filet et ne pouvait se protéger lorsque Michael Liambatis (Erie) l'a mis en échec. Sa tête a heurté violemment la baie vitrée et un support de métal. Il a perdu son casque et une scène qu'on ne veut jamais voir a suivi alors qu'il a chuté tête première sur la patinoire. Le sang coule à flots, c'est l'horreur dans l'amphithéâtre. Sa mère, qui assiste au match, s'évanouit.
Transporté à l'hôpital local, Fanelli est transféré en hélicoptère dans un centre hospitalier à Hamilton presque immédiatement. On dit que son état est critique, mais qu'il est stable.
Pour ce qui est des joueurs des Remparts, c'est évidemment beaucoup moins grave, mais quand même préoccupant. À Moncton jeudi, Samuel Lachance, victime d'une mise en échec par derrière, a subi une commotion cérébrale, une coupure au front et une autre sous le nez. Vendredi à Charlottetown, c'est au tour de Martin Lefebvre de subir une dure mise en échec et il est coupé au dessus d'un oeil.
«Ce sont les coupures au niveau de la tête qui me préoccupent le plus», a dit Patrick Roy, hier à Sydney (les Remparts affrontent les Screaming Eagles cet après-midi). «Est-ce que les casques sont bien adaptés au hockey d'aujourd'hui? Je me pose la question. C'est inquiétant de voir des jeunes subir de telles blessures. Il va falloir se pencher là-dessus.»
Roy a trois interrogations concernant l'équipement protecteur. La première au niveau de la qualité de la protection. La deuxième sur la façon dont les jeunes portent l'équipement en question. Et la troisième, sur la façon dont les joueurs frappent aujourd'hui.
Lors d'une conversation à bâtons rompus, nous avons discuté de la responsabilité des jeunes de bien porter leur équipement. Et aussi de la responsabilité des dirigeants de s'assurer que l'équipement soit bien porté. «C'est un bon point, a reconnu Roy. Peut-être que je devrai me montrer plus sévère avec les jeunes qui pensent plus à bien paraître sur la glace plutôt qu'à bien se protéger.» Une histoire à suivre.









