Canadien: lourd constat d'échec

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 200 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Bob Gainey part avec une fiche positive et... (REUTERS)

Agrandir

Bob Gainey part avec une fiche positive et son club s'est taillé une place en séries quatre fois en cinq ans. Mais c'est très peu compte tenu des attentes envers le Canadien.

REUTERS

Kevin Johnston
Le Soleil

(Québec) Ça brise le coeur de vilipender un chic type comme Bob Gainey, mais lorsqu'on analyse le «grand portrait» du Canadien de Montréal depuis son arrivée au septième étage du Centre Bell en 2003, force est de reconnaître que les moments de réjouissances ont été rares.

Son départ était inévitable. Quand ton club stagne, tes chances de survie sont grandement amoindries. Gainey le savait très bien et d'une certaine façon, sentant le sol commencer à se dérober sous ses pieds, il a devancé les coups. D'ailleurs, le président Pierre Boivin s'est échappé à quelques reprises lors de la conférence de presse, hier, déclarant notamment que «ça prenait un homme comme Gainey pour accepter de reculer et s'effacer pour le bien de l'organisation». Ça veut tout dire, n'est-ce pas?!?

L'ex-numéro 23 du Tricolore s'est ouvert, lui aussi, en affirmant qu'il n'avait pas le goût de se retrouver mêlé à une polémique de renouvellement ou pas de contrat avec ses nouveaux patrons (les frères Molson), lui dont l'entente avec la formation prenait fin en juin. Disant qu'il n'avait pas la volonté de s'embarquer pour quatre, cinq ou six années supplémentaires, il a préféré aviser ses patrons qu'il partirait en juin.

Les deux parties ont ensuite convenu qu'il valait mieux passer le flambeau un peu trop tôt qu'un peu trop tard. L'allusion du flambeau est venue de Gainey, mais il faut reconnaître que la mèche du flambeau est rendue pas mal courte. Son successeur Pierre Gauthier aura fort à faire, car ce n'est pas évident de remettre un train à moitié déraillé sur les rails sans la machinerie lourde pour y arriver.

Revenons cependant à Gainey avant de nous attarder à notre ami Gauthier. Il dit partir l'âme en paix. Tout en se déclarant heureux de demeurer à l'emploi du Canadien en tant que conseiller spécial au nouveau vice-président et directeur général Gauthier. C'est de bonne guerre, on ne larguera certainement pas un bonhomme qui a vu son chandail grimper dans les hauteurs, il y a à peine un an.

Il n'en demeure pas moins que son palmarès n'est pas très éloquent. Oui, il part avec une fiche positive (241-176-46-7). Oui, son club s'est taillé une place en séries quatre fois en cinq ans. Mais c'est très peu compte tenu des attentes envers le Canadien. L'objectif de Gauthier est de voir le club grimper dans «le premier tiers», ce que Gainey n'a fait que pendant quelques mois, l'année où sa bande a pris le premier rang de l'Association de l'Est en 2007-2008. Depuis, c'est l'hécatombe.

La goutte qui a fait déborder le vase, c'est le fameux grand ménage entrepris l'été dernier. L'acquisition de Scott Gomez lors d'une transaction avec les Rangers et la mise sous contrat des joueurs autonomes Michael Cammalleri, Brian Gionta, Hal Gill, Jaroslav Spacek, Travis Moen et Paul Mara ont fait couler beaucoup d'encre, mais les résultats se font attendre sur la patinoire. C'est clair que cette transformation radicale de l'alignement, qui a mal tourné, a contribué à ce départ hâtif.

Peu de marge de manoeuvre

Reste maintenant à voir ce que Pierre Gauthier fera pour redonner ses lettres de noblesse au CH. Sa vision sera-t-elle vraiment différente de celle de son «ami» des six dernières années? Contrairement à Gainey, sera-t-il tenté de mettre Carey Price sur le marché? N'en étant pas à ses premières armes comme directeur général dans la LNH après des passages à Ottawa et à Anaheim, l'ex-dépisteur chef des Nordiques sait comment manoeuvrer dans le milieu. On se demande cependant s'il pourra manoeuvrer, car la ruelle dans laquelle le Canadien s'est engagé n'est pas tellement large.

J'ai également hâte de voir si Gauthier va redonner une identité un peu plus québécoise à la sainte Flanelle, lui qui n'a jamais été porté à repêcher des joueurs de chez nous. Si son dépisteur chef Trevor Timmins demeure dans les parages, on connaît déjà la réponse. Mais Gauthier a la chance de faire amende honorable. Ce serait le fun qu'il la saisisse. De toute manière, il n'a pas grand-chose à perdre.

Gauthier a répété à plusieurs reprises, hier, qu'il avait une bonne équipe sous la main. Tant mieux pour lui s'il en est convaincu, mais ce n'est pas l'impression que nous avons lorsque nous faisons l'analyse de la présente saison. Oui, il y a eu ces satanées blessures qui sont venues compliquer le déroulement de la campagne. Mais dans mon livre à moi, un bon club possède beaucoup de profondeur. Ce qui n'est pas le cas chez le Canadien. Quant à l'avenir du club, ce n'est assurément pas rose bonbon. Les espoirs ne sont guère convaincants. Les D'Agostini, Pacioretty, Weber et autres supposées clés de la relance ne mèneront à rien. Ça veut tout dire lorsque des joueurs invités comme David Desharnais, Cédrick Desjardins et Brock Trotter sont les meilleurs éléments de ton club-école. Chapeau à ces jeunes d'avoir persévéré. Et espérons qu'ils auront toute la chance de faire leurs preuves dans le grand circuit. Pour ce qui est du reste, il va falloir continuer à être patients. Et surtout, continuer de prier.

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer