Le directeur général George McPhee s'est donc mis sur le téléphone et force est d'admettre qu'il a bien fait ses devoirs. Il a réussi à aller chercher un mélange intéressant, des joueurs aux talents variés qui sauront colmater les quelques brèches qui causaient de l'insomnie chez les représentants de la capitale fédérale américaine.
Deux attaquants viendront compléter les Ovechkin, Semin et Backstrom. Éric Bélanger, un gars maintenant établi à Québec, un ancien des Harfangs qui a disputé plus de 600 matchs dans la LNH, est l'atout le plus intéressant. Malgré ses 32 ans, il est polyvalent, excelle aux deux bouts de la patinoire et il est surtout régulier comme une horloge. Ses nouveaux patrons seront gagnants, lui aussi. Il était en voie de connaître sa campagne la plus productive et aux côtés des canons de Washington, il s'amusera comme à ses belles années à Beauport et à Rimouski.
L'autre attaquant qui s'amène chez les Caps, c'est Scott «Mad Dog» Walker. Un bonhomme qui a pris de l'âge, mais un bonhomme qui a encore un peu de chien dans le corps. Bélanger et lui apportent quelque chose de nouveau dans le décor. Les contrats des deux viennent cependant à échéance à la fin de la présente saison. Il sera alors intéressant de voir s'ils n'ont été que de passage. Avec les arrières Joe Corvo et Milan Jurcina, qui, pour sa part, revient après un exil de quelques mois à Columbus, les Capitals montrent un visage différent. Ça va maintenant faire mal d'affronter les protégés de Bruce Boudreau.
Plus de talent à Pittsburgh
Ce qui ne veut pas dire que les Penguins sont demeurés tranquilles dans leur coin. En mettant la main sur Alex Ponikarovsky mardi soir, ils font un peu comme ils avaient fait l'an passé en allant chercher Bill Guérin. Le «Pony» est bourré de talent et il va faire des étincelles avec ses nouveaux potes. J'ai déjà hâte de voir une série Caps-Penguins dans quelques mois. Ce sera la vraie finale de la Coupe Stanley.
Pour ce qui du reste de la dernière journée de transactions dans le circuit Bettman, on n'a pas vu grand-chose de spectaculaire. J'ai cependant trouvé intéressant de voir l'Avalanche laisser partir Wojtek Wolski à Phoenix en retour de Peter Mueller. C'est un mouvement de personnel qu'il faudra analyser dans quelques années. Mueller, huitième choix au total en 2006, avait connu une spectaculaire saison recrue avant de sombrer dans une léthargie qui dure depuis. Wolski, 21e choix au total en 2004, est le gros attaquant talentueux que tout le monde recherche.
Si Mueller retrouve sa forme, il sera adoré à Denver. Mais on se réjouit à Phoenix. Le club sous tutelle a abattu de la bonne besogne en ajoutant quelques éléments intéressants. Les dirigeants de la LNH, qui gèrent par la bande l'équipe, connaissent peut-être mieux le hockey qu'on le croit. Le départ de Mueller sera comblé par l'arrivée de la fierté du quartier Les Saules, Alexandre Picard, que les Coyotes ont obtenu de Columbus. Picard, huitième choix au total des Blue Jackets en 2004, était pris entre l'arbre et l'écorce, vivotant entre la LNH et la LAH. Ils vont l'aimer à Phoenix, qui a également mis la main sur les arrières Derek Morris et Mathieu Schneider. Ce dernier tombe dans l'environnement idéal pour un gars de son âge, l'Arizona étant le paradis terrestre des retraités. Blagues à part, les Coyotes sont bien meilleurs aujourd'hui. Il est clair que l'objectif est d'aller le plus loin possible en séries afin de regarnir quelque peu les coffres.
J'ai été surpris de voir les Oilers laisser partir le favori de la foule Steve Staios. Et encore plus surpris de le voir aboutir à Calgary. Un jeune que l'on connaît bien, l'arrière Aaron Johnson, a pris le chemin contraire. Il devrait s'épanouir à Edmonton. Pat Quinn sera un bon prof pour lui.
Pour ce qui est du reste, rien de bien spectaculaire. Dites-moi, est-ce que Bob Gainey serait de retour au septième étage? Parce qu'il ne s'est pas passé grand-chose dans la cour du Canadien. J'imagine que Pierre Gauthier respecte la ligne de parti. Ou bien garde-t-il ses munitions pour l'été prochain? Comme on le dit à Montréal depuis quelques années... une histoire à suivre!










