«Je pense qu'on n'a pas besoin de ça. Quand les joueurs rentrent en août, ils ont déjà participé à des camps de recrues de la LNH en juillet. Puis, il y a notre camp et celui de la Ligue nationale. Ensuite, il y a les parties d'espoir et des parties comme la Super Série Subway. Et il reste encore les camps de l'équipe nationale pour le championnat junior. Jusqu'à Noël, l'horaire est chargé», a décliné l'entraîneur, hier.
Si, au moins, les matchs de la Super Série Subway comportaient un réel enjeu, a-t-il argué. Mais en plus de n'avoir aucune signification particulière, ces rencontres proposent un spectacle couci-couça, la conséquence d'une formation russe n'alignant que quelques éléments de l'équipe qui prendra part au championnat mondial à la période des Fêtes.
«C'est plate quand on va voir une game et que ça finit 55 lancers contre 18. Et que ça prend tout ton petit change pour sortir la rondelle de ta zone. Je suis content d'y être allé pour supporter la démarche, mais sans plus», a indiqué Roy.
Créée avec comme objectif de permettre aux dépisteurs d'évaluer les joueurs qui constitueront la sélection canadienne, la Super Série Subway n'atteint pas son but, croit le patron des Remparts. «Sans dire que l'équipe est faite, je pense que les dépisteurs ont déjà une idée de qui ils vont inviter au camp d'entraînement.»
Roy ne pense pas pour autant qu'il faille rejeter l'événement du revers de la main. «Je me demande si, au lieu, ce ne serait pas mieux [pour les Russes] de jouer des matchs contre des équipes du Québec et de l'Ontario et que ça compte pour la saison régulière...»
Retour de Néron
Des questions plus pressantes préoccupent toutefois l'entraîneur, comme le retour dans l'alignement du défenseur Alexandre Néron, qui avait quitté l'équipe après un début de saison en deça des attentes. Rentré au bercail mardi, le numéro 6 des Remparts a admis connaître des moments difficiles, hier.
«Je vais profiter de l'occasion que j'ai [de jouer pour les Remparts] et de ma saison. Je ne parlerai pas plus pour l'instant, parce que je suis mal à l'aise de le faire. Quand je serai prêt, je le ferai. Ce qui est certain, c'est qu'il faut que je retrouve le sourire et que je recommence à apprécier les petites choses, un jour à la fois», a-t-il laissé entendre, ajoutant que «tu ne peux peut-être pas arrêter de penser, mais que tu peux contrôler ça».
Roy devait rencontrer son défenseur hier et discuter avec lui de la façon qu'il entend l'utiliser au cours de la fin de semaine, alors que les Remparts rencontreront les Cataractes aujourd'hui à Shawinigan, puis le Junior dimanche au Colisée. «Si je me fie à ce qu'il y a sur le papier, Shawinigan est une équipe plus que respectable. Ils ont de bons vétérans de retour de l'an dernier. Ils ont une bonne défensive et de bons éléments à l'avant.»











