Pour bien comprendre le dossier, rappelons que le Drakkar est la propriété de l'ensemble des contribuables de Baie-Comeau depuis deux ans. En décembre 2007, l'homme d'affaires à la retraite Raymond Côté avait obtenu le contrat de gestion de l'équipe. Dès la fin de sa première saison, soit au printemps dernier, il a, sans avertissement, remis les clés de l'équipe à la Ville après avoir perdu plusieurs dizaines de milliers de dollars. Avant son départ, il a toutefois congédié Dubois, à qui il avait consenti un contrat de cinq ans en février 2008.
La municipalité estimait donc que c'était à la compagnie de gestion de M. Côté, qui s'est placée sous la protection de la loi sur les faillites, d'honorer le contrat de Dubois. Elle accepte la décision du commissaire Courteau, mais elle n'entend pas en rester là, a souligné François Corriveau, greffier de la municipalité et aussi membre du conseil d'administration de l'organisme sans but lucratif qui possède le Drakkar sur papier.
«Notre prétention est que c'est lui [Raymond Côté] qui est responsable de payer M. Dubois, car c'est lui qui a pris la décision de le congédier», a-t-il affirmé. Baie-Comeau entend donc prendre les recours nécessaires pour que Côté rembourse les sommes que le Drakkar doit à Dubois. De toute façon, la municipalité n'a toujours pas remboursé à Côté la mise de fonds de 350 000 $ qu'il a faite pour devenir gestionnaire de l'équipe.
Sans contrat
Dubois n'a pas de contrat en bonne et due forme ailleurs dans le monde du hockey. Il est cependant entraîneur-chef d'Équipe Québec des moins de 17 ans et aussi directeur technique de l'Association de hockey mineur de Rimouski, où il réside désormais.
Le Drakkar doit aussi se débattre avec des procédures entamées par l'ex-directeur administratif André Coulombe et l'ex-directeur général Luc Boucher. Le premier a été remercié de ses services et le contrat du second n'a pas été renouvelé. Dans les deux cas, ces gestes ont été posés après le départ de Côté.









