Le pilote rimouskois sait de quoi il en retourne puisqu'il se trouvait derrière le banc de la sélection nationale il y a trois ans. Cachant mal sa fierté de voir ses vétérans, deux joueurs rendus «à pleine maturité», faire leur marque sur la scène canadienne, Jodoin croit qu'il est temps pour les Québécois d'oublier les histoires du passé et de se présenter à ces camps avec une attitude gagnante.
«Ce n'est pas une question de préjugés [envers les joueurs québécois] parce que le Canada a gagné dans le passé. Il faut arrêter d'être frustrés. Si le joueur est bon, il va jouer en haut», a-t-il affirmé, hier.
De leur côté, les attaquants Cormier, un deuxième choix des Devils du New Jersey en 2008, et Caron, un premier choix des Bruins de Boston en 2009, se disent motivés à relever le défi de se tailler une place au sein de la formation dirigée par Willie Desjardins. D'autant plus qu'en les joignant à Philippe Cornet [Rouyn-Noranda] lors de la dernière Super Série, l'entraîneur des Huskies et entraîneur adjoint d'ECJ, André Tourigny, a laissé planer la possibilité d'une réunion de la ligne des trois «C», qui avaient fait écarquiller bien des yeux lors du dernier tournoi de la Coupe Memorial.
«Je dirais un mensonge si je disais qu'on n'y pense pas : on le pense. Si ça arrive, ça va être bon. Sinon, on va quand même tous donner notre maximum», a fait savoir Cormier.
Si personne n'avait été étonné de voir le nom de ce dernier sur la liste dévoilée par Hockey Canada le 1er décembre, lui qui était de l'équipe qui remportait un cinquième championnat d'affilée en 2009, les deux autres savent qu'ils auront à faire leurs preuves pendant le camp qui débutera le 12 décembre, en Saskatchewan.
«Je pense que c'est l'fun d'être invités ensemble. On a commencé notre carrière junior ensemble. De pouvoir vivre une expérience comme ça ensemble, ce serait spécial», a admis Caron, qui n'avait pu se faire valoir lors du précamp estival d'ECJ, pendant lequel il avait été blessé. Remis, il lui reste maintenant à retrouver son synchronisme.
En territoire connu
Se basant sur son expérience passée, Cormier sait, de son côté, exactement ce que les dirigeants de Hockey Canada attendent de leurs joueurs. «Il faut que tu travailles fort. Il faut que tu fasses les petits choses, que tu finisses tes mises en échec et que tu sois intense... Tous les gars qui vont faire ça là-bas vont avoir une chance de faire l'équipe.»
Comme son entraîneur, le capitaine de l'Océanic estime que le temps ne sera pas aux relâchements. «T'as pas le choix d'être intense à tous les matchs. Si t'as un mauvais match, c'est peut-être le match qui va faire que le gars à côté de toi va prendre ta place», a convenu Cormier, qui est prêt à accepter n'importe quel rôle afin d'aider ECJ.











