«Ce sera une série pleine d'émotions pour les amateurs, une guerre physique. Il s'agira de savoir comment les joueurs réagiront aux niveaux physique et mental face à l'adversité», entrevoit Clément Jodoin, l'entraîneur-chef de l'Océanic.
Hier, les joueurs de l'Océanic ont eu droit à une journée bien remplie avec deux bonnes heures d'entraînement, une rencontre en après-midi et un souper en équipe. Les pratiques intensives divisées en deux temps seront nombreuses d'ici le premier match de la série.
Jodoin avait le sifflet très alerte pour arrêter les jeux qui n'avaient pas le mordant souhaité, hier. «Il faut que les joueurs soient attentifs. Je veux mettre l'équipe au diapason. Il y a un bon esprit d'équipe. Cette semaine, nous allons surtout pratiquer notre exécution, nos sorties de zone et trouver le moyen de contrer l'échec avant des Sags en zone neutre. Ce n'est plus le talent en série qui est important; la clé, c'est de gagner les un contre un. Il faut améliorer notre constance dans notre exécution.»
Cette série ne sera pas facile comme l'a montré le dernier match entre les deux équipes. L'Océanic s'est incliné 4-3, encaissant une troisième défaite cette saison contre cinq victoires face aux Sags.
«Nous partons sur un pied d'égalité dans ce qui est une nouvelle saison. Le seul avantage que nous avons, c'est celui de la glace. Il faut profiter de cet avantage. Mais tous les matchs sont importants, pas seulement le troisième, comme plusieurs le pensent. Le seul facteur, ce sont les blessures, qu'on ne peut pas contrôler. Il y a des amateurs qui pensent que c'est facile de gagner. Tu as aussi un adversaire qui se prépare en avant de toi. Nous sommes deux jeunes équipes avec leurs forces et leurs faiblesses.»
L'Océanic est-il avantagé parce qu'il mise sur un gardien d'expérience en Matthiew Dopud? «Notre gardien va aller aussi bien que l'équipe qui joue devant lui. Dans une série, il te faut des arrêts-clés qui donnent de l'énergie à l'équipe.»
Contre toute attente, l'Océanic a connu en 2009-2010 la sixième saison la plus réussie en 15 ans d'histoire. «Tout le monde avait des craintes après la Coupe Memorial. Si on avait 20 ou 25 points au classement, ce serait beau. On a terminé au neuvième rang avec 75 points, au-delà de toute attente. Il y a une partie de la mission qui a été accomplie. Il reste la deuxième partie qui commence vendredi», a conclu Jodoin.









