Alexander Radulov n'a pas oublié la LNH

Alexander Radulov garde un très bon souvenir de... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Alexander Radulov garde un très bon souvenir de Québec. «J'y ai passé deux années extraordinaires», assure celui qui, au sein des Remparts, a participé à la conquête de la Coupe Memorial en 2006.

Le Soleil, Steve Deschênes

Mikaël Lalancette
Le Soleil

(Québec) Depuis son départ, à la surprise générale, pour la KHL en Russie, Alexander Radulov s'est fait discret dans les médias. L'ancien Remparts a accepté le jugement populaire de plusieurs amateurs et observateurs et battu en retraite dans la Ligue continentale. Deux ans plus tard, il a accepté de se confier au Soleil.

L'ancien Russe des Remparts affirme qu'il respectera la dernière année du contrat de trois ans qui le lie au Salavat Yulaev Ufa (KHL) et qu'il réévaluera la situation par la suite. Mais il est certain, assure-t-il, qu'il n'a jamais fait une croix définitive sur un retour dans la Ligue nationale de hockey. «Je vais prendre la meilleure décision pour moi à ce moment-là, précise-t-il dans un entretien exclusif. Je ne dis pas non à personne, mais comme prévu, je vais honorer la dernière année de mon contrat.»

Aux nombreuses rumeurs qui ont couru sur ses regrets d'avoir quitté le plus prestigieux circuit de hockey au monde pour une ligue en développement, Radulov répond qu'il s'est dit et écrit plusieurs choses fausses, mais qu'il a tout de même vécu difficilement ses débuts.

«Je n'ai jamais regretté mon choix, mais je dois avouer que j'ai eu une période difficile au début. À mon retour après quatre ans d'absence, beaucoup de choses avaient changé. Je devais m'ajuster sur plusieurs petits détails. La LNH, c'est 100 ans d'histoire et la machine roule. La Ligue continentale était à ses débuts et il y avait, disons, des problèmes...»

Côtoyer de nouveaux entraîneurs au profil beaucoup moins orthodoxe que ceux de la LNH a été un?des grands ajustements. «J'étais un peu découragé, mais je n'ai jamais regretté d'être parti de Nashville. Le but, c'était de retourner jouer au hockey à la maison. Et j'assume encore ma décision.»

S'il assure que les hôtels, le transport et l'équipement n'ont pas été une source de distraction, il précise néanmoins que le calibre de jeu et les amphithéâtres l'ont obligé à faire son vrai deuil de la LNH. «Depuis, ça s'est beaucoup amélioré et la plupart des villes ont construit des amphithéâtres modernes. Mais même si le calibre de la ligue a beaucoup augmenté avec les Américains et les Canadiens qui ont fait le choix de venir jouer ici, ce n'est pas la Ligue nationale. La profondeur et le nombre d'équipes dominantes ne sont pas comparables.»

Pourquoi pas la LNH à Québec?

Foi de l'ancien numéro 22 des Remparts, si Québec croit de nouveau au passage de la Ligue nationale de hockey dans ses murs un jour, la ville mise sur le meilleur atout pour y arriver: ses partisans!

«J'ai passé deux années extraordinaires là-bas grâce à eux. Je n'ai jamais vu un meilleur endroit où jouer qu'au Colisée. Les partisans ont été super lorsque nous avons gagné la coupe Memorial et ils sont toujours derrière leur équipe.» Sans être véritablement au courant de la progression du dossier, il ne doute aucunement de la viabilité du hockey dans la Vieille Capitale.

«Québec, c'est le meilleur endroit au monde où jouer au hockey. Les partisans sont uniques! Promets-moi de l'écrire», a-t-il exigé de l'auteur de ces lignes en fin d'entrevue.


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