Le retrait du chandail numéro 33 de Patrick Roy était un incontournable. Les Glorieux ne pouvaient célébrer leur 100e anniversaire en le laissant à l'écart. Il méritait pleinement de trôner aux côtés des Maurice Richard, Jean Béliveau, Guy Lafleur et autres.
Treize ans après son départ controversé de Montréal, l'un des meilleurs gardiens de but de tous les temps, sinon le meilleur, est rentré au bercail par la grande porte. Cette réconciliation sera autant bénéfique pour l'équipe que pour Roy lui-même. Les grands noms sportifs comme lui au Québec ont droit à une certaine indulgence. Surtout s'ils vivent en harmonie avec l'équipe la plus prestigieuse de la Ligue nationale de hockey.
Remarquez bien que Roy n'est pas la première vedette à se crêper le chignon avec le Canadien. Maurice Richard et Guy Lafleur ont également claqué la porte pour ensuite revenir à de meilleurs sentiments.
À l'extérieur de la région de Québec surtout, l'entraîneur et directeur général des Remparts a souvent été malmené dans l'opinion publique. Il méritait certes de se faire taper sur les doigts. Sans vouloir occulter les événements du printemps dernier au Saguenay, on a parfois exagéré ses frasques. Comme si on ne lui pardonnait pas d'oeuvrer dans le hockey autrement que par la filière du Canadien. Comme si on ne lui pardonnait pas d'avoir affiché publiquement ses différends avec le Canadien. Comme si on ne lui pardonnait pas d'être rentré dans ses terres à Québec.
Il n'aurait pas défrayé autant de manchettes s'il avait porté un autre nom. La critique aurait parfois été moins virulente dans certaines régions s'il avait dirigé une autre équipe que les Remparts.
Le copropriétaire des Remparts était heureux de renouer avec le Canadien. Il a été accueilli en héros à Montréal, autant par les dirigeants de l'équipe que par les médias qui lui avaient généreusement tapé dessus dans les dernières années. La perception du public à son endroit changera un peu. On le regardera d'un oeil un peu moins sévère. Son retour dans la grande famille l'incitera également à une plus grande prudence.
Il a appris de ses erreurs et s'est sûrement assagi un peu. Son retour chez le Canadien en fait un visage un peu plus sympathique dans l'ensemble du Québec.
Bientôt la rentabilité?
Après une première moitié de saison désastreuse dans la colonne des revenus en raison d'une température exécrable, les Capitales, de la ligue Can-Am de baseball indépendant, ont fait de meilleures affaires dans les dernières semaines. Assez que l'équipe pourrait boucler le dernier exercice financier sans déficit, ce qui constituerait une première dans ses 10 ans d'histoire. «Nous n'avons pas encore compilé tous les chiffres, mais nous espérons faire nos frais», a commenté le propriétaire Miles Wolff, également commissaire de la ligue Can-Am.
Les Capitales tenteront maintenant de négocier un bail d'une durée de trois ans avec les autorités municipales de Québec pour la location du Stade municipal du parc Victoria. «Les Capitales font vraiment partie de notre communauté et nous voulons les garder longtemps chez nous, a récemment déclaré Régis Labeaume, le maire de Québec. On peut facilement négocier un bail qui donnera satisfaction aux deux parties.»
Le maire Labeaume n'est pas insensible à la cause des Capitales. Accompagné de l'un de ses amis, il a récemment rencontré Miles Wolff afin d'explorer la possibilité de lui trouver des partenaires locaux. «Miles Wolff et ses collaborateurs ont abattu une besogne admirable depuis 10 ans, ajoutait le premier citoyen de Québec. Ces gens-là doivent demeurer en place, mais l'arrivée d'investisseurs locaux permettrait aux Capitales de passer à un autre niveau. C'est pourquoi on veut les aider dans la réalisation de cet objectif.»











