Dmitry Kugryshev, le dernier de cette lignée, devrait rapporter beaucoup à la troupe de Patrick Roy. Il possède toutes les qualités pour suivre les traces des meilleurs Russes qui ont joué à Québec, pendant la dernière décennie. Bon marqueur, habile passeur, il peut déculotter un rival avec une feinte à lui couper le souffle.
Les Remparts ont vécu de bonnes et de mauvaises expériences avec les Russes. Kugryshev se retrouvera vite dans la catégorie des retombées positives comme Alexander Radulov, Alexei Shkotov, Timofei Shishkanov et quelques autres. Aucun hockeyeur du pays des steppes n'a eu autant d'impact chez les Remparts qu'Alexander Radulov. Il fut le grand responsable de la conquête de la coupe Memorial, en 2006. Ses coéquipiers Shkotov et Shishkanov avaient préalablement livré la marchandise à Québec.
Dommage que Radulov ait récemment eu une crampe au cerveau en paraphant une entente avec une équipe de la KHL avant l'expiration de son contrat avec les Predators de Nashville. Les jumeaux Ruslan et Roman Bashkirov ont également souffert d'une forme d'amnésie en faisant faux bond aux Remparts après une saison très prometteuse, en 2006-2007.
Au chapitre des déceptions, que dire de la volte-face de Maxim Balmochnykh après le Championnat mondial de hockey junior de 1999 disputé à Winnipeg? Il désertait les Remparts pour retourner dans son pays.
Des attaquants comme Gennady Churilov et Alexander Kojevnikov n'ont rien brisé à Québec, tandis que le défenseur Kirill Safronov s'était bien comporté, sans plus. On disait même que la corde du coeur de Kojevnikov traînait à quelque part que je me garde bien d'identifier.
Mikhail Stefanovich (Biélorussie) n'entre pas dans la catégorie des joueurs précités. Un Russe de la fesse gauche, il demeure encore une énigme pour certains habitués de la cuisine des Remparts.
Des questions
La logique voudrait qu'on sauve le Grand Prix de Montréal. J'aurais néanmoins quelques questions pour les politiciens prêts à partir en croisade pour prolonger la vie de cet événement. Cette fin de semaine d'activités génère-t-elle plus de retombées économiques qu'une équipe comme les Nordiques à l'intérieur d'un calendrier de 82 matchs dans la LNH? Les pilotes de F1 empochent-ils moins d'argent que les joueurs de hockey? Notre système de santé se porte-t-il tellement mieux qu'en 1995?
Les arguments invoqués pour ne pas venir en aide aux Nordiques, à une certaine époque, ne semblent plus tenir. C'est tant mieux pour le Grand Prix de Montréal. Ça sonne quand même drôle à mes oreilles...
Mal foutu
Difficile de trouver un calendrier plus mal foutu que celui de l'équipe de football du Rouge et Or de l'Université Laval. La troupe de Glen Constantin complète, aujourd'hui, les trois quarts de sa saison régulière, et elle n'a disputé que deux matchs devant ses partisans. Heureusement, les deux dernières rencontres seront présentées au peps. Il y a fort à parier que le Rouge et Or voudra alors réaliser une autre saison régulière parfaite.
Halte-là, halte-là!
Je m'en voudrais de conclure cette chronique sans parler du Canadien. Moi aussi, je le vois au sommet de l'association de l'Est, en avril prochain. La troupe de Guy Carbonneau n'aura toutefois pas un parcours facile et elle devra éviter les blessures comme l'an passé. Premier dans l'Est, le printemps dernier, le CH avait eu besoin de tout son petit change pour éliminer les Bruins de Boston privés de Patrice Bergeron, et il s'était ensuite incliné devant les Flyers de Philadelphie amputés de Simon Gagné.
Les Flyers, les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh talonneront le Canadien. Les Sénateurs d'Ottawa, les Rangers de New York, les Bruins de Boston et les Devils du New Jersey devraient obtenir les autres laissez-passer pour les séries dans l'Est.











