Cette heure de tombée jouit d'une «couverture» exhaustive dans nos médias écrits ou électroniques. Les réseaux spécialisés y accordent une importance de plus en plus grande.
Les puristes peuvent s'époumoner, mais la qualité et l'enjeu du hockey olympique ne nuisent pas à la Ligue nationale. On s'entend plutôt pour dire qu'ils redonnent le goût du hockey à des sportifs parfois désabusés.
Règle générale, les amateurs de hockey s'identifient à une équipe et à sa ligue à longueur d'année. La saison régulière et les séries éliminatoires terminées, ils veulent tout savoir sur ce qui se trame pendant la période estivale. Ils rêvent déjà au prochain camp d'entraînement de leurs favoris. L'encan amateur et la chasse annuelle aux joueurs autonomes défraient les manchettes pendant les vacances. Le hockey, c'est une affaire de 12 mois par année chez nous.
En été comme en hiver, les nombreux partisans du Canadien de Montréal au Québec ne passent pas une journée sans parler de leur équipe. N'en déplaise aux dénigreurs du hockey, on trouve le même phénomène à Ottawa, à Toronto et dans l'Ouest canadien.
Ces amateurs font tourner la roue du hockey majeur. Sans eux, la Ligue nationale n'existerait pas. Les compétitions internationales et le hockey olympique n'exerceraient pas le même attrait. Deux semaines tous les quatre ans, c'est bien peu pour satisfaire un inconditionnel du hockey. Il faut cependant souhaiter que les joueurs de la Ligue nationale soient du rendez-vous à Sotchi, en Russie, en 2014. Il faut également souhaiter que le circuit Bettman corrige les carences qu'il traîne depuis trop longtemps.
Il est archifaux de prétendre que l'ensemble de la population sportive ne s'intéresse plus au hockey après les Jeux olympiques. Huit ou neuf équipes bataillent présentement dans l'association de l'Est de la Ligue nationale pour les trois derniers laissez-passer donnant accès aux séries éliminatoires. C'est indéniable que cette course folle attire l'attention et attise les passions.
Les inconditionnels de ces équipes ne se formaliseront pas trop de la qualité du spectacle dans un match donné si leurs favoris remportent la victoire. Ce n'est pas l'idéal, mais c'est comme ça! On peut vouloir refaire le monde sans toutefois parvenir à changer la nature des gens...
Alexandre Giroux
Plusieurs joueurs marginaux ont changé d'adresse pendant la dernière période de transactions dans la Ligue nationale de hockey. En consultant les fiches de ces hockeyeurs, des «pousseux de rondelles» dans la majorité des cas, on se demande toujours pourquoi Alexandre Giroux, un jeune homme de Québec, n'obtient pas une véritable chance de faire ses preuves dans le circuit Bettman.
Cet ailier gauche des Bears de Hershey a enfilé 60 buts, la saison dernière, dans la Ligue américaine. Il domine encore la liste des pointeurs de ce circuit. S'il n'est pas assez bon sans la rondelle, il est sans doute trop bon avec la rondelle pour jouer au sein d'un troisième ou d'un quatrième trio.
Cure de rajeunissement
L'Avalanche du Colorado a repris du galon grâce à un astucieux programme de rajeunissement. Les anciens Nordiques ont poussé l'audace jusqu'à entreprendre la saison avec deux joueurs de 18 ans, Matt Duchene et Ryan O'Reilly. Le premier se dirige vers le titre de recrue de l'année dans la Ligue nationale.
En incluant les éclopés David Jones et Brandon Yip, cette équipe compte sur neuf attaquants de 25 ans et moins. Paul Stastny s'avère le leader du groupe, et Chris Stewart fait écarquiller les yeux. La brigade défensive comprend deux arrières de 23 ans et un autre de 24 ans. Un porte-parole de l'équipe précise que ce programme de rajeunissement se poursuivra la saison prochaine.










