En cinq ans à la barre des Capitales, Michel Laplante a donné une orientation et implanté une philosophie au sein de cette formation. On ne fait pas du baseball à Québec comme dans certaines villes américaines. La mentalité et la perception du public ne sont pas les mêmes. Les amateurs s'identifient davantage aux joueurs et veulent les revoir année après année, contrairement aux us et coutumes du baseball indépendant. Notre mentalité de hockey prend parfois le dessus sur tout le reste.
Michel Laplante a séduit la communauté et développé le sentiment d'appartenance en ne faisant pas le ménage chez les joueurs à la fin de chaque saison. Il n'a pas hésité à faire confiance aux baseballeurs de chez nous. Il a également préparé la relève avec un Patrick Scalabrini dans le rôle d'adjoint dans les deux dernières années.
La région de Québec regorge de bons gérants. Ce n'est pas gênant de citer Jean-Philippe Roy, Stéphan Bédard, Martin Pouliot et quelques autres. Dans le contexte actuel, Patrick Scalabrini s'avère le meilleur candidat. C'est la continuation de Michel Laplante, le prolongement de sa philosophie. À l'aube d'une saison importante dans l'histoire des Capitales, il serait malhabile de déroger de la recette des dernières années, même si la personnalité et le caractère de Patrick Scalabrini en feront un gérant différent de son prédécesseur.
Patrick Scalabrini apprend son métier depuis deux ans. Je ne vois pas comment les Capitales pourraient aller voir ailleurs pour la succession de Michel Laplante. Surtout que Patrick Scalabrini a démontré, dans le passé, qu'il était un vrai gars d'équipe. Il s'est sacrifié, l'an dernier, afin de favoriser la venue à Québec de Pierre-Luc Laforest. Il a temporairement mis sa carrière en veilleuse afin que le puissant frappeur gaucher puisse devenir l'un des quatre vétérans de l'équipe. Il a repris du service, en fin de saison, après le départ tumultueux d'Eddie Lantigua.
Comme joueur, Patrick Scalabrini a toujours fait passer l'équipe avant sa petite personne. Il ne pouvait accepter qu'un coéquipier se traîne les pieds sur le terrain. Il réfléchit présentement à son avenir. Vous pouvez me croire, il est très intéressé par la succession de Michel Laplante.
Laforest et Green
La nomination de Patrick Scalabrini au poste de gérant et la retraite possible de Patrick Deschênes créeront des ouvertures chez les Capitales. Il faudra recruter deux bons vétérans pour les remplacer.
Ce qui rend le retour de Pierre-Luc Laforest possible s'il ne trouve pas du travail dans le baseball affilié ou ailleurs. Les Capitales pourraient lui consentir un salaire beaucoup plus intéressant que l'an dernier en lui confiant les responsabilités de joueur-
instructeur. Il serait appelé à travailler avec les frappeurs des Capitales.
Le vétéran lanceur Steve Green pourrait également poursuivre sa carrière à Québec. Il grimperait sur la butte tous les cinq jours en plus d'enseigner aux autres lanceurs. Il récupère bien d'une délicate intervention à une hanche subie en juillet dernier.
L'alignement des Capitales prendra forme dans les prochaines semaines. Déjà sous contrat, le vétéran Goefrey Tomlinson devrait patrouiller dans le champ extérieur en compagnie de Sébastien Boucher et Alex Nunez. Au champ intérieur, on devrait retrouver Josh Colafemina et Ivan Naccarata, et Patrick D'Aoust devrait s'accroupir de nouveau dernière le marbre. Si Patrick Deschênes accroche ses crampons, il deviendra impérieux de dénicher un autre bon frappeur, peut-être deux.
Chez les lanceurs, il n'est certes pas utopique de croire au retour de Michel Simard, Karl Gélinas, Derek McDaid, Jason Schutt, Dan Sausville et James Kukucka. Oubliez Bryan Dumesnil. Il jouera dans la Ligue Atlantic.










