Les Diables rouges n'auront pas été en mesure de rivaliser avec une formation qui a affiché plus d'aplomb qu'eux et qui a misé sur la contribution offensive de ses gros canons pendant que les attaquants d'expérience de la formation québécoise ne se démarquaient pas. Somme toute, la logique a été respectée.
«Je dirais que oui, ils avaient une meilleure équipe que la nôtre. On avait laissé beaucoup d'énergie dans la série contre le Cap-Breton, on a traîné le premier match en quatrième prolongation jusqu'à la fin et le réservoir était vide», constatait l'entraîneur-chef, Patrick Roy.
Les Cataractes, pour leur part, participeront à la finale de la LHJMQ pour la deuxième fois de leur histoire qui dure depuis 40 ans. Leur dernière présence dans l'ultime débat pour l'obtention de la Coupe du président remontait à 1971 contre les Remparts de Guy Lafleur. À l'époque, ils se nommaient les Bruins. En bout de piste, les deux clubs les plus dominants de la saison 2008-2009 s'affronteront afin de mériter un laissez-passer pour la Coupe Memorial, soit les Voltigeurs de Drummondville et Shawinigan.
La mission des Remparts était à la fois simple et difficile en début de match. Ils se devaient de remporter chaque période pour forcer la présentation d'un sixième. Or, ils n'ont pas gagné un seul des trois engagements, tirant de l'arrière 2-0 après 20 minutes
et 5-1 après 40. En troisième, le mince espoir qui maintenait l'équipe en vie n'existait plus, l'entraîneur-chef assistant passivement à l'élimination de son club avec les bras croisés.
«Qu'on le veuille ou non, le quatrième match a fait très mal. On menait 3-0, on a eu notre chance. On espérait ramener les gars, mais ils étaient excessivement déçus», avouait le Diable rouge en chef.
Un bilan positif
Encore une fois, les Cataractes ont eu le dessus au chapitre des lancers, Québec ne parvenant tout simplement pas à s'imposer en zone offensive. Maxime Legault (2), Nicholas Petersen (2), Matthew Pistilli et Pierre-Alexandre Vandal ont déjoué le gardien Charles Lavigne, grand responsable de la présence des Remparts en demi-finale. David Gilbert a inscrit l'unique but dans une cause perdante au moment où les siens tiraient de l'arrière 3-0 en deuxième
Plusieurs minutes après avoir été le témoin d'une autre marque d'amour des partisans envers leur équipe malgré la déception du moment, Roy traçait un premier bilan positif de la saison 2008-2009, préférant ignorer les points négatifs pour l'instant.
«Nous avons obtenu 101 points, on a fait partie du carré d'as, ce n'est pas n'importe quelle saison. Pour accomplir cela, ça prend quelque chose. Nous avions un groupe extraordinaire, peut-être trop facile à diriger...
«Je vais parler à mon directeur général [Roy occupe les deux postes], mais j'aimerais qu'on compte sur un mélange de joueurs comme à Shawinigan», disait Roy en remerciant ensuite les amateurs «pour leur support extraordinaire».











