Le numéro 18 s'impose comme l'un des meneurs de jeu de l'offensive québécoise après la première dizaine. Il revendiquait une séquence de huit matchs avec au moins un but avant d'être limité à deux passes, dimanche, à Lewiston. Ça ne l'empêche pas d'occuper le troisième rang des marqueurs du circuit, avec 14 points.
«J'ai trouvé ça plate de voir ma série se terminer, mais c'était encore plus dommage de mettre fin à notre séquence de trois victoires. Tu as beau être fort sur papier, ça ne donne rien si on ne livre pas sur la glace. Il faudra apprendre à jouer en équipe et à la hauteur de notre potentiel», précisait-il.
Malgré sa modestie, Audy-Marchessault reconnaît que les choses vont bien pour lui. En plus de sa production offensive, il a remporté 60 % de ses mises au jeu et il excelle en désavantage numérique, comme ses trois buts le démontrent. Souffrant d'un malaise musculaire à l'aine, il a raté les deux dernières séances d'entraînement, mais il devrait être en uniforme, demain, à Rimouski.
«Quand ça va bien, tu ne veux pas que ça arrête. Je ne prends rien pour acquis et je considère n'avoir encore rien fait. Pour aider l'équipe, je me dois de produire offensivement et j'avoue que ma production me surprend un peu», avouait le rapide patineur.
Il base son étonnement sur son rendement au camp d'entraînement. Son nom figurant parmi les vétérans de l'équipe, il n'avait pas connu une rentrée satisfaisante, selon son évaluation et celle de son entraîneur-chef Patrick Roy. La mise au jeu officielle de la saison 2009-2010 a tout changé.
«Pat était déçu par mon camp et il m'a poussé dans le dos pour que je me replace. Il l'a fait en me faisant confiance, en m'utilisant dans plusieurs facettes. À 19 ans, je dois être capable de répondre lorsqu'on me demande quelque chose. Je suis à une étape de ma carrière junior où je dois montrer l'exemple aux recrues, ce n'est qu'une question de maturité.»
N'allez surtout pas croire qu'il flottera sur un nuage, malgré ses récents succès. Il tient à prolonger son plaisir, bien sûr, mais aussi à voir l'équipe jouer comme elle peut le faire. «Nous avons nos faiblesses, comme tous les clubs. Nous sommes un peu mêlés en défensive de zone et on prend trop de punitions. Il faut jouer en équipe et respecter le système, et ce n'est pas comme s'il était nouveau. La chimie va finir par s'installer et le retour de Stef [Mikhail Stefanovich] ajoute de la profondeur à l'attaque. J'ignore quelle sera la composition des trios, mais je pense qu'il sait quoi faire lorsqu'on lui donne la rondelle en zone adverse.»
Libération obtenue
Par ailleurs, les Remparts ont reçu la libération de Stefanovich, en fin de journée, un document essentiel pour avoir le droit de jouer dans la LHJMQ. Il ne s'agissait que d'une formalité, les relations entre le club biélorusse et Patrick Roy étant des plus cordiales.
Lorsque Stefanovich signera son contrat, demain, les Remparts auront 14 jours pour régulariser la situation des joueurs étrangers puisqu'ils en ont présentement trois sur leur liste, alors que le règlement en permet deux.











