«Lorsque j'ai rencontré les joueurs, je leur ai demandé comment ils voyaient ce mot. Pour certains, ça voulait dire marquer des buts. Ça fait juste montrer l'écart de philosophie qui existe présentement entre nous. Pour moi, la fierté, c'est de porter le chandail des Remparts et de le porter avec fierté. [...] Ce n'est pas de donner des autographes après la game», a soutenu Roy, hier.
Vingt-quatre heures après avoir dirigé un entraînement costaud de trois heures, où il s'est attardé à diverses facettes du jeu de l'équipe, l'entraîneur demeurait persuadé que la méthode prise pour «faire passer le message» était la bonne. «Je suis extrêmement confiant avec la façon dont on a opéré. Le plus important, c'est qu'on a fait travailler les joueurs sur des aspects du jeu qu'il fallait améliorer. Ça fait assez longtemps qu'on dit qu'on n'est pas satisfaits de la façon dont on sort la rondelle par la bande, qu'on coupe au filet quand on a des opportunités de marquer, qu'on travaille en échec avant... C'était ça qui était important pour moi, de passer le message qu'on n'était pas là seulement parce qu'on avait perdu trois matchs, mais parce qu'on veut voir une certaine attitude chez nos joueurs.»
Ces derniers, estime Roy, évoluent dans une situation privilégiée à Québec, mais ne semblent pas toujours l'apprécier. «On a toujours gâté nos joueurs. On les a toujours bien traités. Mais en retour on veut une forme de respect de leur part. Jusqu'à maintenant, on n'a pas eu ça.»
La pression ?
Et oubliez la pression de jouer dans un grand marché comme la capitale! Le Diable rouge en chef rejette du revers de la main l'hypothèse voulant que la taille du marché affecte les performances de ses joueurs.
«Ça, c'est une excuse ridicule! Tant que je suis concerné, je le vois comme une motivation additionnelle de jouer. Le public est derrière nous et les joueurs devraient l'apprécier. [...] Notre club a trois propriétaires, mais en réalité il appartient à la population de Québec. On veut que les gens s'identifient et soient fiers des Remparts.»
À l'inverse, Roy s'attend à ce que sa troupe soit fière de porter les couleurs de l'équipe. En ce sens, il considère les Voltigeurs de Drummondville comme un exemple à suivre. Jamais comptée pour battue, l'équipe de Mario Duhamel affiche le désir de vaincre qu'il aimerait voir chez ses joueurs. «Les Voltigeurs sont un bel exemple que j'aime utiliser. Pour moi, le genre de performances qu'ils donnent constitue un baromètre.»
NOTES : Roy n'a pas voulu éclaircir davantage la situation d'Alexandre Néron, dont l'absence dans l'entourage de l'équipe intrigue de plus en plus. Questionné au sujet du défenseur, qui n'est ni blessé, ni malade, ni suspendu, l'entraîneur a été tranchant. «On verra demain [aujourd'hui]»... Lors de la rencontre d'équipe de mardi, Roy a passé la remarque suivante à ses joueurs : «Si vous êtes ici parce que votre but est de jouer dans la LNH, vous n'êtes pas à la bonne place. Mais si vous êtes ici pour jouer dans un environnement de hockey, c'est la meilleure place»... Après une journée de congé, les Remparts sont de retour à l'entraînement aujourd'hui.











