Les Remparts reçoivent les Tigres de Victoriaville, aujourd'hui au Colisée Pepsi, pour ensuite compléter la fin de semaine en visitant les Saguenéens, à Chicoutimi, et le Drakkar, à Baie-Comeau.
«Nous avons bien travaillé depuis trois jours, mais je suis pleinement conscient qu'on ne récolte pas toujours tout de suite ce que l'on sème. Il s'agit de trois bons tests pour nous, il va falloir jouer du bon hockey», notait le Diable rouge en chef.
Avec une récolte de 45 points sur une possibilité de 64, les Remparts font partie du peloton de tête de la LHJMQ depuis le début de la saison. Ils n'ont encaissé que sept revers, le deuxième plus faible total des 18 équipes du circuit Courteau (Saint-Jean n'a perdu que quatre matchs).
«Il y a 90 % des équipes qui aimeraient bien avoir notre nombre de points au classement. La question qui se pose, c'est de savoir si l'on peut se rendre plus loin et l'amener encore plus haut. On se dirige vers une saison de 90 à 100 points, ce n'est pas piqué des vers. Le reproche que je peux faire aux joueurs, c'est de ne pas réaliser à quel point on a une bonne équipe et si on continue de la sorte, il sera difficile de sortir du peloton. Il est important de ne pas se satisfaire de ce que l'on fait», résumait-il.
Pour cela, l'entraîneur-chef passe son message et le répète souvent. «C'est ça, mon rôle», ajoutait celui dont l'élastique s'étire parfois jusqu'à sa limite. Cette semaine, il a réuni ses joueurs pour leur faire comprendre la situation.
«Il faut être plus constant et jouer à notre meilleur, ce qu'on n'a pas encore fait même si on est déjà rendus en décembre. On ne doit pas regarder le classement ni la fiche de notre adversaire», avertissait le vétéran défenseur, Samuel Groulx.
En plus de trouver le moyen de faire travailler ses joueurs dans le même sens, Roy doit aussi réfléchir à la période des transactions de la LHJMQ, qui se déroulera du samedi 19 décembre au jeudi 7 janvier à midi. «L'évaluation est difficile à faire. Ce qu'il y a de mélangeant, c'est notre manque de constance», notait celui qui deviendra l'entraîneur-chef le plus victorieux de l'histoire des Remparts dès le prochain gain de l'équipe.
A-t-il déjà une idée de ce qu'il fera? «Je ne sais pas. Avant de bouger d'un bord ou de l'autre, on va s'asseoir avec Jacques [Tanguay] et Claude Rousseau. Est-ce que l'on va tenter de s'améliorer, préparer l'avenir ou conserver le statu quo. Je peux vous dire que ce serait une journée triste si l'on devait être un club vendeur», précisait Roy.
Une voix intérieure lui répète sans cesse de faire confiance au groupe qu'il a assemblé. Il se souvient encore de sa joie à sa sortie du repêchage, en juin dernier. «Nous étions très heureux de ce qu'on avait sur papier en quittant Moncton. À quelque part, c'est moi qui l'a monté, ce club-là», confiait celui qui n'a pas l'habitude de sacrifier une fin de saison en prévision de l'avenir.











