«Je ne me suis jamais laissé atteindre par l'âge. J'ai toujours pensé qu'on pouvait faire le travail, que l'on soit âgé de 17 ou 19 ans. Mon job, c'est d'arrêter les rondelles et ça ne changera pas. Je vais essayer de rester dans ma bulle, de garder les buts comme le ferait un vétéran et d'ajouter cela à mon bagage d'expérience», notait le numéro 37.
Le gardien qui a présenté une fiche de 20-17 avec Québec et Moncton, cette saison, reconnaît que la marge de manoeuvre est mince dans les séries. Il dit que ce sera à lui de conserver sa place et d'aller jusqu'au bout. Il prévoyait aussi discuter un peu avec son mentor. «Je comptais aller lui demander des conseils. Il pourra sûrement m'aider», reconnaissait-il en parlant de Patrick Roy.
L'entraîneur-chef n'a pas hésité à donner le filet au jeune homme, et ce, en dépit de la présence d'un portier d'expérience (Antoine Tardif) dans l'équipe. «Ça me rappelle de bons souvenirs. En 1985-1986, le Canadien y était allé avec un jeune du nom de Patrick Roy, et plus récemment, avec Carey Price. Il ne faut pas avoir peur de faire confiance à un jeune gardien», notait celui qui ne traçait aucun autre lien avec le passé.
En fait, Roy ne tient pas à ajouter de pression supplémentaire sur les épaules du cerbère acquis de Moncton à la limite des transactions. «Je vois plus sa présence devant le filet comme un défi. Nous n'avons pas d'attente envers lui, mais plus envers le club. Je suis content de lui donner l'opportunité de montrer son savoir-faire», ajoutait le Diable rouge en chef.











