En avance 2-0 dans la série quatre de sept de la ronde des huitièmes de finale de la LHJMQ, les champions de la division Est profitaient d'un congé, hier, au lendemain d'une prestation nettement plus encourageante que la première partie. Ils n'avaient pas l'intention d'oublier le dernier épisode malgré la pause qu'on venait de leur accorder.
«Notre pire performance, c'était lors du premier match. Je pense qu'on a répondu à l'appel dans la deuxième rencontre, mais il ne faut surtout pas lâcher, maintenant, parce que plus ça va aller, plus ça va être difficile», notait le capitaine Marc-Olivier Vallerand, hier après-midi.
Pas une proie facile
À l'instar de ses coéquipiers, le numéro 15 se doute bien que les rivaux de l'Acadie ne seront pas une proie facile lors du programme double au Centre K.C. Irving de Bathurst, mardi et mercredi. S'il y a quelque chose que le Titan fait à tous les matchs, c'est de travailler d'arrache-pied, même si ça n'a pas paru dans la colonne des victoires, puisque les Remparts mènent la série 2-0.
«Eux, ils ne lâcheront pas. Ils sont toujours intenses, même si on prend l'avance ou que l'on tente de revenir de l'arrière. Avec notre talent, je crois sincèrement que l'on peut gagner en travaillant fort. Ce n'est pas une mauvaise chose pour nous d'affronter le Titan dans cette série, parce qu'on n'a pas le choix de répondre à leur intensité. Je ne veux pas voir trop loin, mais ça pourrait nous aider dans la prochaine ronde. L'important, c'est de rester en mode d'intensité», indiquait le vétéran de 20 ans.
Vallerand, comme plusieurs, se doute bien qu'une mission périlleuse attend le Titan si les Remparts continuent de progresser. Battre Québec quatre fois dans les cinq prochains matchs, ce n'est effectivement pas une mince tâche...
«Notre objectif au début de la série, c'était de remporter nos deux premiers matchs à la maison. Maintenant qu'on mène 2-0, on n'a pas d'énergie à perdre en première ronde. Alors notre but, cette semaine, c'est d'en finir le plus vite possible, ce qui nous permettrait ensuite de bien se préparer pour notre adversaire en deuxième ronde.»
Souvent montré du doigt par son entraîneur-chef, Vallerand a rebondi avec deux buts dans la seconde victoire en prolongation après avoir été directement responsable de deux buts dans la première. «Lorsqu'il patine et utilise sa vitesse, ça fait une grosse différence dans son jeu», notait d'ailleurs Roy à propos du plus ancien joueur de l'équipe.
Chose certaine, personne n'a le goût d'être piqué au vif par le Diable rouge en chef, même si ça peut en réveiller quelques-uns à l'occasion. «On a démontré à Patrick qu'on pouvait être des compétiteurs. Même si on tirait de l'arrière 2-0, vendredi, on n'a pas baissé notre niveau d'intensité. Les gars ont répondu à l'appel. Et cette saison, on a déjà connu de bonnes séquences contre des grosses équipes, on sait ce qu'il faut pour gagner. Il faut juste se concentrer sur le travail.»











