Le nouveau numéro 64 des Remparts était excité de faire ses débuts pour plusieurs raisons : découvrir sa pension, être dans ses affaires, connaître ses prochains coéquipiers. À le voir sourire au terme de l'entraînement, force est de reconnaître qu'un lien est déjà tissé entre les autres et lui.
«À part Guillaume Rousseau et un petit peu [Olivier] Hinse et [Patrick] Doré, je connaissais les autres seulement de nom. Je trouve ça le fun de connaître les gars. Il est important d'avoir une belle complicité. Lorsqu'on a du plaisir à se tenir ensemble, ça aide sur la patinoire», disait-il sur le banc des joueurs.
La poignée de main est franche, les réponses, précises. À 20 ans, Champagne ne s'amène pas à Québec pour regarder le temps filer. Déçu de ne pas avoir obtenu un contrat de la Ligue américaine, il veut profiter pleinement de la visibilité que les Remparts lui offriront pour augmenter sa valeur auprès des équipes professionnelles ou européennes.
«Ça me tentait vraiment de jouer pour les Remparts. Je suis revenu de l'Europe pour ça. Au cours des dernières saisons, je n'ai entendu que de bons commentaires sur l'organisation. À titre de joueur de 20 ans, c'est une belle place où se retrouver et je suis content d'être ici», précisait l'auteur de 38 buts et 79 points, l'an dernier, avec le Rocket de l'Île-du-Prince-Édouard et les Tigres de Victoriaville.
Champagne savait déjà depuis plusieurs mois qu'il avait été impliqué dans la transaction entre les Remparts et les Tigres, en janvier dernier. Il n'a jamais été affecté par la nouvelle et il a tout donné pour aider la cause des félins des Bois-Francs. «Quand Samuel Groulx est arrivé à Victo à la limite des échanges, j'avais entendu dire que je passerais aux Remparts si je revenais dans le junior majeur. On m'a confirmé le tout pendant les séries éliminatoires», relatait le principal intéressé.
Champagne a commencé sa carrière dans la LHJMQ avec les Saguenéens de Chicoutimi. Malgré la rivalité entre les deux formations, il n'a jamais détesté l'adversaire. «Moi, je jouais pour les Sags, je voulais gagner contre toutes les équipes.»
À Québec, il tentera d'utiliser ses points forts pour la cause des Diables rouges. À 6'4'' et 215 lb, il se sert de son gabarit devant le filet et dans les coins de la patinoire. Il se considère aussi comme un fabricant de jeu capable de faire preuve de finition. «J'aimerais améliorer mon jeu physique, être un peu plus robuste sans tomber dans les coups de cochon. Dans le fond, je veux être efficace dans ce que je fais de bien», expliquait celui qui pivotait un trio en compagnie de Ryan Bourque et Tomas Filippi.
«Déjà, on a senti une différence sur les lancers de la ligne bleue. Il a fait sentir sa présence devant le filet. Il y a longtemps qu'on n'a pas aligné un centre de sa stature», intervenait l'entraîneur-chef, qui a bâti ses trios en formant d'abord des duos - Bourque-Champagne, Frédérick Roy-Mirko Hoefflin, Jonathan Audy-Marchessault-Olivier Hinse - et en ajoutant un troisième élément à chacun.











