«On a surpris beaucoup de monde en faisant les séries la première année. On s'est surpris aussi un peu nous-mêmes», a reconnu l'entraîneur Fabien Cottin, au sujet des succès précoces de sa troupe. Jouant au sein du deuxième circuit de soccer féminin en importance en Amérique du Nord, l'Amiral en est à sa première saison d'existence. Grâce à leur fiche de 9-3-1 après 13 des 14 rencontres au calendrier régulier, Cottin et ses joueuses seront parmi les 12 équipes sur 38 que compte le volet féminin des United Soccer Leagues (USL) à prolonger leur campagne au-delà du 19 juillet.
«Bien sûr, on ambitionnait d'aller chercher une des trois premières positions de notre division [synonyme d'une place en séries], mais on était dans l'inconnu», a exposé le sélectionneur.
Tout cela malgré les blessures à quatre attaquantes de marque en cours de route, soit Josée Bélanger, Caroline Vaillancourt, Geneviève Marcotte et Virginie Jacques. Embauchées en urgence il y a une semaine, Émilie Mercier et Marie-Émilie Perreault-Morier font depuis figure de substituts de luxe, se mettant avantageusement en évidence, entre autres sur la feuille de pointage.
Hier, face à l'Avalanche, Mercier a inscrit ses deuxième (10e minute) et troisième (48e) buts pour le compte de sa nouvelle équipe. Mélissa Lesage a également inscrit un doublé (11e et 62e), ratant de peu le tour du chapeau - si un tel concept existe au soccer - sur une tête qui a frappé la barre transversale (42e).
Un petit coup de pouce
«On nous a demandé de venir aider pour un petit coup en fin de saison», a expliqué Mercier, forte de trois ans d'expérience en W-League. Cet été, elle jouait en ligue AA, «avec mes amies, mais le défi n'était pas là. J'essayais plein d'affaires, l'ultimate frisbee, le tennis, sans retrouver la même côté compétitif.» La résidante de Candiac, sur la Rive-Sud dans la région de Montréal, compte maintenant trois buts en trois matchs. «C'est pas si pire», a laissé tomber celle qui ne se rendra toutefois pas à Toronto, samedi, pour le dernier affrontement régulier de l'Amiral. Quant à sa participation à l'aventure éliminatoire, l'employée de la caisse populaire de La Prairie hésite. «L'an passé [avec les Comètes de Laval], on est allées à Indianapolis, ç'avait pris 21 heures de bus...»
À leur décharge, les représentantes de Hamilton disputaient une quatrième partie en huit jours. En 11 sorties cette saison, elles n'ont cependant marqué que 10 buts, dont un en quatre rencontres sur la route, où elle n'ont récolté aucune victoire.











