Des histoires de Coupe du Québec

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Des histoires de Coupe du Québec

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Marc-Olivier Boudreau-Daigle (à droite) et ses coéquipiers du Royal-Sélect devront se méfier d'un club AA en quarts de finale.

Photothèque Le Soleil

Guillaume Dumas
Le Soleil

(Québec) La prochaine fin de semaine sera presque entièrement consacrée aux activités de Coupe du Québec AAA, alors que pas moins de neuf équipes de la région sont toujours en lice dans la compétition. Et comme la phase finale aura lieu à Québec (arrondissement de Sainte-Foy) pour la première fois depuis 1991, nos clubs tableront sur une motivation supplémentaire lors des quarts de finale. Voici quelques histoires de coupe à surveiller...

Le derby régional

Difficile de trouver une affiche plus locale et captivante quand le Kodiak de Charlesbourg et le Royal de Beauport s'affrontent aussi tôt dans le tournoi chez les filles de moins de 14 ans. Un derby, quoi, pour être conforme au vocabulaire du soccer. D'un côté comme de l'autre, on s'attend à un match éprouvant sous le signe de l'émotivité, surtout que la plupart des joueuses se connaissent trop bien pour notamment fréquenter les mêmes institutions scolaires. Les deux équi­pes se sont croisé une seule fois en championnat cet été et Beauport avait causé une certaine surprise avec une victoire de 3-1. «Sur papier, le Kodiak était meilleur puis­qu'il était allé chercher trois ou quatre joueuses mutées de bon calibre. De notre côté, on préfère miser sur la formation et travailler à former une équipe», remarque l'entraîneur Vincent-Jean Dubé.

Ce dernier reconnaît cependant que ce résultat n'a aucune signification en vue de l'affrontement de dimanche. «Chaque match a sa vérité... Surtout qu'un match de coupe, c'est bien différent. Je souhaite bonne chance aux deux équipes et il n'y aura pas de rancune peu importe le résultat. La région sera bien représentée en demi-finale» par l'une ou l'autre des équipes, ajoute Dubé dans un bel élan d'esprit sportif. Son homologue charlesbourgeois, Érick Letarte, parle lui aussi du match dans des termes empreints de respect. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il ne souhaite pas défaire son rival géographique!

«Nous avons mis l'accent sur la coupe toute la saison et nous savons que l'enjeu dépasse le match lui-même tellement les joueuses sont habituées de jouer entre elles, confie-t-il. Beauport déborde de confiance en vue de la partie. Nous, on se comporte comme un serpent tranquille dans le gazon prêt à infliger la morsure mortelle. [...] J'entraîne pour disputer ce genre de match-là, j'ai tellement hâte. C'est ma raison de vivre dans le soccer et ça se fait en battant les meilleurs.»

Le piège de Blainville

Le Royal-Sélect de Beauport (senior masculin) ne devrait théoriquement pas s'énerver de son prochain adversaire. Après tout, le meneur du circuit AAA ne devrait-il pas faire une seule bouchée de Blainville, pensionnaire de la Ligue Laval-Laurentides-Lanau­dière de calibre AA? Non. D'abord parce que Blainville a écarté du tournoi l'un des favoris (LaSalle-Lakeshore United) au tour précédent, mais aussi parce qu'elle reste invaincue dans son championnat après 12 matchs. «Nous sommes avertis. Il ne faut pas les prendre à la légère. Peu importe le nom de l'équipe, il s'agit du dernier obstacle pour ensuite disputer la phase finale chez nous», commente Samir Ghrib, le technicien du Royal-Sélect.

Ghrib insiste énormément sur le respect de l'adversaire dans la préparation de cette rencontre qu'il qualifie de «match piège» puisque Blainville représente une inconnue et qu'il n'est plus question de formule aller-retour à compter des quarts de finale : un gagnant sera déclaré à l'issue des 90 minutes réglementaires et des prolongations le cas échéant. «Il nous faudra être irréprochable et le mot-clé sera concentration. Nous avons été de la finale deux fois au cours des trois dernières années; cette expérience sera de notre côté», précise l'entraîneur qui multiplie les mises en garde auprès de ses joueurs.

David contre Goliath

L'Olympique de CRSA (Cap-Rou­ge?Saint-Augustin) ne se berce pas d'illusions : il ne sera pas aisé de se défaire des championnes en titre. Les Lakers de Lac-Saint-Louis avaient été couronnées l'an dernier en U-16 alors qu'elles étaient surclassées et une bonne portion de son noyau est encore là pour défendre son titre. Les filles de CRSA, elles, sont toutes d'âge U-15, d'où le défi de taille... «Nous n'avons rien à perdre. Oui, c'est un peu David con­tre Goliath, mais il reste que ça se joue sur un match. On peut créer une surprise», espère l'entraîneur Vincent Mourot.

Ce dernier a heureusement pu compter sur le soutien de l'entraîneur des filles U-16 de Beauport, Yves Gosselin, pour peaufiner les derniers détails de sa préparation. Gosselin a en effet produit un rapport exhaustif sur les Lakers après les avoir affrontés la semaine dernière en championnat. «Beauport pourrait devenir un adversaire potentiel en coupe, mais si on battait Lac-Saint-Louis, ça ferait son affaire. Comme le Royal, les Lakers figurent parmi les favoris avec plusieurs de leurs éléments au CNHP [Centre national de haute performance] et dans les équipes du Québec. Nous n'avons pas la pression, tout est possible!»

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