Tétreault concédait pas moins de 471 positions à sa rivale d'un soir, puisqu'elle occupait la 514e place au classement avant le début du tournoi disputé au PEPS de l'Université Laval.
Et Mattek n'est pas une simple passagère sur le circuit, puisqu'elle a atteint les huitièmes de finale à Wimbledon, cet été, où elle avait perdu contre Serena Williams, éventuelle vice-championne derrière sa soeur Venus.
«Je suis passée par toute la gamme des émotions. Il s'agit du match le plus excitant en carrière et c'était la première fois que j'affrontais une top 50 et ça me dit qu'il ne m'en manque pas beaucoup. J'aurais aimé l'emporter car j'ai eu mes chances à la fin. Je suis plus déçue qu'autre chose, mais je vais être fière dans une heure», confiait Tétreault quelques secondes après avoir quitté le court central.
Tout au long de ce dernier match de la soirée, la raquette de 20 ans a été encouragée par les amateurs. Non par politesse, mais parce qu'elle le méritait. Dès le premier jeu, elle brisait le service de la dame en noir pour faire le plein de confiance. Tétreault n'allait pas s'écrouler pour autant après avoir perdu ce premier set au bris d'égalité.
La même fougue
Tétreault a entrepris le second avec la même fougue, brandissant son poing de satisfaction après chaque point important en sa faveur. Même une pause de quelques minutes, le temps que l'Américaine reçoive un traitement médical au pied droit, ne l'a pas arrêtée, tandis que les deux joueuses n'ont pas cédé un seul pouce dans le long troisième set, aussi palpitant que les deux précédents.
Tétreault a obtenu deux chances en or de finir le match avec son service à 5-4 et 6-5, mais son adversaire a réussi à sauver la mise pour enlever le bris d'égalité. Malgré la défaite qui venait d'être confirmée, Tétreault a reçu une ovation qui lui revenait d'emblée, elle qui a offert aux amateurs le meilleur match du tournoi jusqu'à maintenant.
«Physiquement, c'était dur. J'avais des crampes depuis la fin du deuxième set et je ne pouvais pas pousser sur mes services. La foule a été extraordinaire, il était tard et tout le monde est resté», ajoutait celle qui jugeait son rendement des deux dernières semaines au-delà de ses espérances.
Au terme de cette journée, il ne reste plus que deux joueuses du Canada sur la demi-douzaine du tableau principal au départ. Il s'agit de la coqueluche locale Aleksandra Wozniak et de la méconnue Rebecca Marino, qui gagne à le devenir. Si Tétreault a perdu en deuxième ronde, les autres ont subi la défaite dès le tour initial.













