Le Culinarium du restaurant Le 51 fabrique quatre plats gastronomiques dont un cassoulet aux gourganes etune pintade aux champignons de la vallée.
Photo Alain Janisson
Le Culinarium du restaurant Le 51 vient d'ouvrir ses portes grâce à un investissement d'un million de dollars.
Photo Alain Janisson
Le Culinarium du restaurant Le 51, à Baie-Saint-Paul, offre non seulement une trentaine de produits de la région, du pain, d'exquis desserts maison et même des sushis, mais on y a développé une expertise unique au Canada dans la fabrication de plats frais cuits sous vide selon une technique de pasteurisation qui garantit leur fraîcheur pendant quatre semaines plutôt que deux.
Des plats sous vide faits uniquement d'ingrédients du terroir, comme le poulet des Viandes biologiques Charlevoix, le canard de la Ferme basque, les légumes des Jardins du Centre, la bière de la Microbrasserie Charlevoix, la pintade ou le lapin des Volières Charlevoix, les fromages de Maurice Dufour et de la Laiterie Charlevoix.
C'est le chef Patrick Fregni qui en a eu l'idée. Ce toqué a travaillé dur avec ses compères de la Table agro-touristique à mettre sa région d'adoption sur la carte des circuits épicuriens réputés.
Originaire de Provence
Originaire de Provence, où il a travaillé pendant 10 ans dans plusieurs palaces de la Côte d'Azur avant de plier bagage pour Montréal, puis pour La Malbaie, Patrick Fregni y a relancé une auberge et ouvert la Table champêtre de la Maison d'affinage Maurice-Dufour avec sa femme Céline Derue, avant de créer, en 2006, son propre bistro gastronomique, Le 51, situé rue Saint-Jean-Baptiste, à Baie-Saint-Paul. Succès instantané.
«Mais je voulais trouver un moyen de faire connaître la richesse de nos produits régionaux au-delà de Charlevoix en utilisant une connaissance de la cuisson sous vide acquise en France», explique M. Fregni. Il s'est empressé de faire venir son grand ami, le chef pâtissier breton Vincent Coulange et sa femme Gabriella Merelo, diplômée, comme sa femme Céline, en gestion de services hôteliers. «Je savais que nous ne serions pas trop de quatre pour faire fonctionner le centre de production, en plus du resto et de la boutique», résume le chef.
Deux ans plus tard, le pari est tenu: le Culinarium du restaurant Le 51 vient d'ouvrir ses portes grâce à un investissement d'un million de dollars.
On peut donc s'y procurer quatre plats gastronomiques: cassoulet aux gourganes, pintade aux champignons de la vallée, lapin aux deux moutardes et poulet bio aux pommes et à la bière, le tout présenté dans un emballage fort attrayant. Mais déjà, ces petits plats raffinés sont offerts dans les épiceries fines de Québec et les Metro GP. «C'est du prêt-à-manger haut de gamme, frais, régional, sans agents de conservation, à un prix très raisonnable [7 à 10 $ la portion]», explique le chef, avec son merveilleux accent du Midi. Excellent pour les soirs pressés, ceux où l'on reçoit des amis ou pour les fins de semaine au chalet et en camping.
Pour en savoir plus : www.leculinarium.com











