Le SSS: sans prétention et fait maison

Le tartare de boeuf... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le tartare de boeuf

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

 

Anne Desjardins, collaboration spéciale
Le Soleil

Assis devant une eau minérale dans leur ravissant snack bar de la rue Saint-Paul qui n'a de snack que le nom, avec ses tables de pierre de Perse, ses chaises de cuir et son cellier installé à même les fondations de ce qui fut jadis le bistro L'Ardoise, Christian Lemelin et Stéphane d'Anjou peuvent reprendre leur souffle. Trois mois après son ouverture, leur second resto se présente comme un petit frère très réussi du Toast!.

«Nous voulions offrir à notre fidèle clientèle un resto sans prétention où elle pourrait venir prendre un verre et manger trois fois par semaine plutôt qu'une fois aux trois mois, sans grever son budget», relate Christian Lemelin. Il s'est donc empressé de monter un menu à l'avenant, mettant en vedette côtes levées, pelures de pommes de terre au foie gras, oignons rouges frits à la bière, poulet de Cornouailles avec salade de chou et frites, tartares succulents, crab cakes et croquettes de morue bien relevés, soupe à l'oignon à la tomme des Joyeux fromagers avec bouillon au marsala réduit quatre heures et croûtons à l'huile d'olive, ou nachos maison avec tataki de thon frit.

«J'ai mis sur la carte du SSS plusieurs plats qui ont fait la réputation du Toast! à ses débuts, tout en offrant aussi des burgers ou des hot-dogs de qualité.»

Car s'il y a une chose qui horripile Christian Lemelin, c'est bien cette tendance à faire rimer fast food avec gras trans et médiocrité des ingrédients. Tout est donc fait maison : du pain aux frites, en passant par le ketchup et le bacon, sans oublier de décadents desserts comme le tiramisu dans son pot de verre ou le candy bar praliné au chocolat et à la cerise amère.

De son côté, Stéphane d'Anjou s'est chargé de l'aménagement et du design du local, créant un écrin extraordinaire pour les plats à mi-chemin entre le snack et la brasserie européenne de son associé.

En entrant, c'est le lounge, suivi par une salle plus chic, mais tout aussi chaleureuse. Stéphane D'Anjou insiste : «Nous ne voulons pas intimider les gens, simplement leur offrir un bel environnement où se détendre et manger, autant le midi que le soir, ou après le spectacle.» Car pour lui aussi, la qualité doit être au rendez-vous, même si la cuisine est simple et à prix d'ami. «Pourquoi ne pourrait-on pas s'offrir un burger ou des côtes levées avec un grand bourgogne servi dans des verres Riedel, en utilisant des couteaux Opinel?» demande ce perfectionniste passionné de vin, qui a su monter une équipe de salle à la hauteur de celle des cuisines.

«Nous avons la chance de pouvoir compter sur des cuisiniers et des serveurs chevronnés, des anciens du Saint-Amour ou du Club Chasse et pêche, qui avaient envie de s'associer à notre aventure du goût à moindre coût dans un bel environnement», explique Christian Lemelin avec fierté. «Avec le SSS, nous avons compris que nous aimons créer des projets, pour ensuite éventuellement passer la main, renchérit Stéphane d'Anjou. C'est pour ça que la qualité de l'équipe est aussi primordiale que celle de la table!»

Le SSS (Simple Snack Sympathique), 71, rue Saint-Paul, Vieux-Port de Québec, 418 692-1991, www.restaurantsss.com

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