Travailleuse sociale et chercheuse à l'École de service social de l'Université Laval, Mme Saint-Jacques s'intéresse aux familles recomposées depuis plus de 20 ans.
Au début de sa carrière, à peine 5 % des familles étaient recomposées. Aujourd'hui, c'est le cas de 12,4 % d'entre elles. Et leur nombre augmentera, prédit Mme Saint-Jacques. En effet, même si le taux de divorces est stable (50 %) depuis plusieurs années, ils se produisent de plus en plus tôt. Or, plus les parents divorcés sont jeunes, plus les chances de reformer une famille sont grandes.
«Les Québécois aiment la vie familiale. Ils se recomposent beaucoup et rapidement», constate Mme Saint-Jacques. Les enfants appartiendront souvent non pas à une mais à deux familles recomposées, celle du père et celle de la mère.
«Les gens se recomposent souvent avant de bien se connaître, les relations sont peu développées. Ils croient dans la pensée magique. Que parce qu'ils s'aiment, les enfants s'aimeront aussi.» La réalité est plus complexe.













