Tout n'est pas évident. Une mère saura comment agir avec ses enfants. Mais avec les enfants de l'autre? Il y a plus d'inconnus : jusqu'à quel point la belle-mère doit s'impliquer auprès du beau-fils? Quelles sont les attentes du conjoint et quelles seront les réactions de la mère biologique?
«Les éléments gagnants pour développer une belle relation avec les beaux-enfants sont mieux connus aujourd'hui. Par exemple, on encourage les beaux-parents à faire des choses agréables avec les enfants. La discipline et l'autorité ne sont pas une bonne base de départ.»
Un enfant heureux en famille recomposée est celui qui a un bon contact avec le beau-parent, insiste Mme Saint-Jacques. Rien de pire pour un enfant que l'indifférence de l'adulte. «Mieux vaut un beau-père trop autoritaire qu'un beau-père indifférent. C'est ce dont on se rend de plus en plus compte. Les jeunes souffrent de vivre avec un adulte qui ne s'intéresse pas à eux. L'adulte, c'est toujours un modèle», soutient Mme Saint-Jacques.
Éducation
Les familles recomposées ont besoin d'être comprises, et même «éduquées». Il y a 20 ans, à peine deux ou trois personnes se présentaient aux conférences sur la famille recomposée offertes par Mme Saint-Jacques. Aujourd'hui, elles font salle comble.
«Les familles qui se recomposent passent par différentes étapes d'adaptation, et certaines sont marquées par des difficultés. Les difficultés sont normales, elles sont le signe que la famille progresse.»
La famille intacte (non séparée) n'est plus le seul modèle. Il y a la famille recomposée, la famille monoparentale, la famille avec enfants adoptés, la famille homoparentale.
«On associe famille intacte à bonheur et famille recomposée à malheur, instabilité, rupture. À tort. La famille idéale, c'est celle dans laquelle les gens sont heureux», conclut Marie-Christine Saint-Jacques.
Suggestion de lecture
MARIE-CHRISTINE SAINT-JACQUES et CLAUDINE PARENT. La famille recomposée : une famille composée sur un air différent, coll. Sainte-Justine.











