Les permis de bâtir, qui sont annonciateurs de la vitalité ou non des mises en chantier, donnent lieu à une tendance haussière tandis que, sur le marché de la revente, les prix semblent encore entraînés vers le haut.
Devancement
D'un autre côté, l'institution financière croit qu'un «effet de devancement» fait actuellement tourner la roue. Des ménages qui envisageaient l'acquisition d'une propriété d'ici un an ou deux «le font maintenant avant que les taux d'intérêt n'amorcent leur remontée». En revanche, ceux qui avaient mis leur projet en veilleuse durant la récession passent à l'action.
Le Mouvement Desjardins appréhende toutefois un contrecoup. Le marché pourrait ne pas soutenir le rythme. D'où son pronostic d'une activité plus modérée d'ici peu.
Ce repli appréhendé, cependant, ne l'effraie pas. Il est sûr, par exemple, que les mises en chantier augmenteront cette année. Elles devraient être au diapason de l'amélioration de la conjoncture économique et, en particulier, du redressement de l'emploi commencé il y a six mois.
De plus, le marché de la revente ne fera plus autant souffrir le neuf. En effet, sa vigueur a été telle que le choix des propriétés a baissé. Ce qui incite les aspirants acheteurs à se tourner vers les maisons neuves. À la faveur, en outre, du rétrécissement de l'écart des prix.
En renfort
À tout cela, la démographie vient en renfort. À partir des récentes projections de l'Institut de la statistique, qui estime que la formation des ménages, au Québec, dépassera 45 000 en 2010, l'institution financière induit que les mises en chantier seront au moins directement proportionnelles.
Déjà, en décembre, elle en prévoyait 46 000 pour 2010, soit 6 % de plus qu'en 2009 (43 403).
L'organisme de coopération ne reste pas moins aux aguets quant à la remontée des stocks de logements neufs inoccupés. Reste à voir, dit-il, dans quelle mesure les nombreux projets qui seront achevés au cours de l'année seront absorbés par le marché.
«Même si les stocks de logements multiples sont à surveiller, la tendance à la hausse des permis de bâtir est de bon augure», conclut-on dans l'IHD. Cependant que la «capacité financière des ménages à faire l'achat d'une propriété» reste bonne.











