Finis les tourments de l'hiver

L'hiver a contribué à «fatiguer» les bardeaux. Le... (Le Soleil, Laetitia Deconinck)

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L'hiver a contribué à «fatiguer» les bardeaux. Le printemps le commande : montez voir. Faites remplacer tout bardeau abîmé ou qui a fait son temps avant que le mal ne s'aggrave, recommande Mario Grondines.

Le Soleil, Laetitia Deconinck

Gilles Angers
Le Soleil

(Québec) L'opposition entre la chaleur intérieure et le froid extérieur, les basses températures, le poids de la neige et les vents violents auront tourmenté votre maison cet hiver.

Ce n'est pas fini. Le dégel, actuellement, cause des mouvements de sol qui la font parfois bouger subtilement. La hausse progressive de la température l'asticote aussi. Puis, il y a l'eau de fonte qui s'engouffre encore dans le sol, vagabonde contre ses fondations et menace de s'y introduire.

En janvier, votre maison aura tenu tête à une température de - 30 °C. En juillet, à + 30 °C, elle prendra toute une suée. L'écart de l'été sur l'hiver aura été de 60 °C. C'est beaucoup lui en demander.

Or, comme on aime sa maison, on doit la protéger. D'autant qu'elle représente d'ordinaire le placement le plus important de notre vie.

La regarder de près

Après l'hiver donc, il faut la regarder. Et ne surtout pas prendre pour acquis qu'elle a tenu bon, partout.

Pour nous montrer la route, Le Soleil a interrogé deux inspecteurs accrédités en bâtiment. Il s'agit de Mario Grondines de Loretteville et de Guy Levesque de Saint-Augustin-de-Desmaures. Le premier est au service d'Habitation Expert-Conseil, le second de Capitale Inspection.

Ensemble, ils nous communiquent - mais chacun pour cinq - les «10 commandements» de l'examen printanier préventif de la maison.

«Non seulement, cela est de nécessité, mais si vous le faites avec régularité chaque année, vous connaîtrez mieux votre propriété. Au point où, par un simple regard ou par la sensation d'un souffle froid dans la maison, vous saurez sur-le-champ que quelque chose cloche. Et vous interviendrez tout de suite, souvent par un simple geste», dit M. Levesque.

Car un bris, souvent banal, laissé-pour-compte peut s'aggraver et provoquer d'autres dommages. Tandis qu'il est entendu que «trop tard coûte cher».

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