Sonia Rykiel
Sonia Rykiel esquisse une version chic et féminine de la hotte du père Noël. Du sac en satin noir surgit un sapin givré de strass, serti dans un bouquet de coquelicots, une fleur résolument estivale. Une fois encore, la flamboyante rousse, fidèle à sa légende, bouscule élégamment les codes.
Jean-Paul Gaultier
Pour le 13e rendez-vous de Sapins de Noël des créateurs, Jean-Paul Gaultier a tissé à la manière d'un scoubidou des années 60 un sapin marinière coiffé de l'étoile rouge de la révolution. «La révolution par la créativité. C'est la créativité qui va changer le monde», précise celui que l'on surnomme «l'enfant terrible de la mode».
Christian Lacroix
Christian Lacroix retrouve l'esprit des arènes d'Arles, sa ville d'origine. Son sapin évoque la capote d'apparat, une cape que le torero porte sur l'épaule gauche, avant la corrida. De ce vent de créativité qui souffle sur les sapins, on retient au passage quelques idées, comme celle d'accrocher aux branches ses bijoux démodés.
Louis Vuitton
Chez le malletier Louis Vuitton, le célèbre logo se cristallise, devient flocon et forme une dentelle métallique érigée en cône. Au coup de marteau du commissaire-priseur, le Vuitton est adjugé à 7000 euros (environ 12 000 $). Car ces oeuvres uniques sont vendues aux enchères, au profit de l'association Sol en Si, un organisme qui vient en aide aux victimes du sida.
L'étudiante Cathy Lamouroux
Les étudiants de l'École supérieure des arts appliqués Duperré repensent à leur tour l'arbre festif et présentent leur forêt sous la Verrière de l'hôtel InterContinental Paris le Grand. L'arbre le plus charmant? Sapin piqué, réalisé par Cathy Lamouroux. Reprenant les motifs de l'ornementation du mythique hôtel, elle a composé une délicate broderie avec 16 000 épingles à tête. Un ouvrage d'une ahurissante minutie.










