Gravée sur les statues romaines, l'expression sinecerus identifiait les oeuvres parfaitement exécutées et authentiques. Ce n'est donc pas le fruit du hasard que la traduction libre Sin Cira soit le nom choisi pour présenter cette ligne de couture entièrement dessinée à Québec. «Elle signifie aussi la sincérité, puisque chaque vêtement est confectionné dans le souci du détail et de l'exactitude. Il n'y a aucun compromis», a soutenu la designer Annie Fournier, lors du lancement de sa première collection printemps 2010.
L'idée a d'abord mijoté dans la tête de cette jeune créatrice, après un cours de perfectionnement à Los Angeles. De retour à Québec et épaulée par son conjoint Martin Rouillard, elle rêvait de créer des vêtements haut de gamme pour femmes. «Il y a un marché à Québec pour une telle ligne. Nous travaillons depuis un an et demi à bâtir cette nouvelle entreprise et nous y croyons. L'idée de base est d'offrir aux femmes une mini garde-robe composée de vêtements élégants et stylisés, mais faciles à agencer», a-t-elle convenu.
À la recherche de distributeurs
Pour le moment, la collection Sin Cira n'a pas encore de point de vente. Mais cela ne devrait pas tarder. Lors du lancement, la semaine dernière, d'éventuels acheteurs représentant de grands magasins semblaient intéressés par les vêtements. «Nous aimerions être distribués dans des boutiques réputées, comme Holt Renfrew, Simons ou Cheïka, a confié Isabelle Fournier, qui est en charge des ventes. Nous visons d'abord le marché de Québec, mais nous avons aussi approché des boutiques de Montréal et d'autres grandes villes canadiennes pour la seconde collection, qui sera celle d'été.»
Confiante, la petite équipe de Sin Cira espère réaliser quatre collections par année, lesquelles sont d'abord créées à Québec, «dans l'atelier au sous-sol chez Annie», et ensuite produites à Montréal.
De belles étoffes
Pour rivaliser avec les designers de renom, l'équipe de Sin Cira multiplie les voyages dans les capitales de la mode pour y dénicher ses matériaux, dont des tissus exclusifs et des boutons importés d'Italie. «Nous recherchons la qualité Chanel», a affirmé Annie, quelques jours avant de repartir vers Paris pour sélectionner les étoffes de la collection estivale.
Inspirée par les couleurs riches et saturées, elle a dessiné une première collection au style pimpant et énergisant pour le printemps 2010. Au menu : de la charmeuse de soie et de la fine laine printanière, déclinées en jupe à volants, en blouse à manche bouffante et en petite robe cocktail. Avis aux intéressées : la collection Sin Cira a toutefois un prix. Il faudra débourser entre 175 $ pour un haut débardeur et 695 $ pour une robe. Cette collection devrait être en boutique dès février 2010.










