La haute couture défile au Musée

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Intemporelles et glamour, les robes de soirée constituent...

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Intemporelles et glamour, les robes de soirée constituent le point culminant de l'exposition.

 

Annie Lafrance, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) déroule le tapis rouge pour sa nouvelle exposition consacrée à la décennie la plus riche de l'histoire de la mode. Mettant en vedette les créations des plus grands couturiers français et anglais dont Balenciaga, Dior, Balmain, Givenchy et compagnie, l'exposition consacrée à la haute couture présente plus de 200 créations originales issues des années 1947 à 1957. Place au défilé!

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Déclinant le tailleur sous différentes formes, les tenues de jour des années 50 annoncent l'arrivée du prêt-à-porter durant la décennie suivante de même que l'ouverture des premiers grands magasins. La mode se démocratise peu à peu.

Passionnée de mode, la directrice générale du MNBAQ,... (Photothèque Le Soleil) - image 1.1

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Passionnée de mode, la directrice générale du MNBAQ, Esther Trépanier, présente le style new look lancé en 1947 par Christian Dior.

Photothèque Le Soleil

Unique en son genre, l'exposition Haute couture. Paris, Londres, 1947-1957. L'âge d'or rend hommage aux créateurs de cette époque marquée par le retour du faste et du glamour après la Seconde Guerre mondiale. Elle est constituée essentiellement de pièces de la collection du Victoria & Albert Museum de Londres.

Du new look au tweed anglais

Dès son arrivée, le visiteur est plongé dans l'un des moments charnières de l'histoire de la mode : 1947, l'année où Christian Dior a ouvert sa maison de couture et a lancé son fameux style new look. Caractérisé par sa taille de guêpe et par sa jupe ample et longue, le new look glorifie les formes féminines et relance la mode parisienne.

À la même époque, les couturiers anglais habillent, quant à eux, les altesses royales et toute la bourgeoisie britannique. C'est aussi une période créative pour le tailleur de tweed qui constitue la tenue de jour par excellence pour la femme citadine. Cela sans oublier le regain de popularité de la robe cocktail aux parures complexes qui définit aussi cette période.

Architecte du textile

Parmi les grands maîtres des ciseaux, Cristobal Balenciaga a également marqué cette époque. Parti d'Espagne pour s'installer à Paris en 1937, Balenciaga a élevé la couture au rang d'art. «Contrairement à Dior qui suivait les lignes de la poitrine et des hanches, Balenciaga drapait les épaules et jouait avec les plissés de dos. C'était un véritable architecte du textile», affirme la directrice générale du MNBAQ, Esther Trépanier. La maison qui porte le nom du couturier est encore aujourd'hui l'une des plus réputées dans le milieu de la mode.

Le point culminant de l'exposition demeure sans contredit le tableau de robes de soirée et de bal. «Ces robes sublimes demeurent des pièces de collection intemporelles. On pourrait porter près de la moitié de ces créations aujourd'hui et elles ne seraient pas démodées», soutient Mme Trépanier, elle-même passionnée de mode.

Sur la chaîne de production

L'exposition va bien au-delà des tenues élégantes qui y sont présentées. «Notre objectif est de montrer le processus de création et le savoir-faire derrière chacune de ces créations vestimentaires, poursuit Esther Trépanier. Il faut plusieurs corps de métiers et d'heures de travail minutieux pour confectionner de telles robes.»

Appelées les «petites mains», les couturières de l'époque ont brodé, dentelé, taillé et cousu des milliers de mètres de tissu durant cette décennie prospère pour la haute couture, qui a par la suite décliné avec l'arrivée du prêt-à-porter dans les années 60.

Telles de véritables oeuvres d'art, les robes et les pièces vestimentaires ont d'ailleurs été manipulées avec précaution durant leur installation. «Nous devons conserver une humidité et une luminosité contrôlées pour ne pas altérer le tissu et les broderies fragilisées par les années», indique la directrice générale.

Catalogue pour les mordus de la mode

Pour les mordus de mode et surtout de l'histoire de la haute couture, l'exposition du Musée national des beaux-arts du Québec se poursuit jusqu'à la maison, avec le catalogue de 224 pages publié par le Victoria & Albert Museum. Dans cet ouvrage abondamment illustré, la conservatrice principale du prestigieux musée londonien, Claire Wilcox, retrace le parcours des grands couturiers de l'époque en plus de présenter leur influence sur la mode contemporaine. Six autres auteurs, spécialistes de cette période, ont également collaboré au catalogue. Ce dernier est disponible seulement en version anglaise à la Boutique du Musée au coût de 43,95 $. Une version française des essais du catalogue est également disponible. Il s'agit d'une traduction, sans illustrations, remise sur demande à l'achat du catalogue en version anglaise.

VOUS VOULEZ Y ALLER?

QUOI : Haute couture. Paris, Londres, 1947-1957. L'âge d'or

OÙ : Musée national des beaux-arts du Québec

QUAND : jusqu'au 25 avril

BILLETS :15 $ par adulte, info au 643-2150 ou à www.mnba.qc.ca

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