Comme c'est le cas à ce temps-ci de l'année ? on a beau être au printemps, il y a toujours de la glace et de la neige sur les rives du fleuve ?, les oies ne trouvent pas de nourriture. Les scirpes ne sont pas encore accessibles.
Pour elles, ce n'est pas un véritable problème : elles peuvent vivre de très longues périodes sur leurs réserves de graisse. Elles passeront quelques semaines parmi nous et, ensuite, feront le reste de leur migration et nous reviendront à l'automne avec leurs rejetons.
Visite aux pygargues
Vous avez pris le temps d'aller visiter les pygargues à tête blanche de Sidney en Colombie-Britannique et, comme moi, vous êtes devenus des accros?
Le spectacle est absolument fascinant. Il y a quelques jours, il pleuvait des clous à Sidney, alors nos pygargues, au lieu de couver normalement en installant leur corps sur leurs trois oeufs, déployaient leurs ailes pour couvrir une plus grande superficie et ainsi protéger leurs oeufs de la pluie froide.
Vendredi de la semaine dernière, un des pygargues qui revenait de se nourrir a déposé sur le bord du nid les restes d'un poisson et a fini son repas sur place. Après, il s'est installé délicatement sur ses oeufs et a continué la couvaison.
Au moment où j'écris ces lignes, un premier oeuf est éclos, et c'est là que le spectacle prend une toute autre dimension. Imaginez deux secondes le père et la mère donner la becquée à leurs petits dans le nid. Et ce manège durera une quarantaine de jours.
Pour ceux qui ont raté la chronique de samedi dernier, je vous redonne l'adresse Internet pour observer trois nids de pygargues en Colombie-Britannique, en particulier celui de Sidney, où l'image est plus nette.
Rendez-vous donc au www.hancockwildlife.org. Cliquez sur Live cameras!, ensuite sur la première image en haut à gauche. Quand le rectangle noir apparaît, cliquez sur le triangle vert au milieu et là, le pygargue vous apparaît. Si vous voulez avoir son image plein écran, cliquez sur le petit carré surmonté d'une flèche oblique en bas de l'image à droite.
Samedi dernier, quand vous avez lu ma chronique, le site connaissait quelques difficultés techniques. À l'occasion, l'image gelait ou à l'ouverture, on n'avait pas le bon site, mais, vous savez, c'est de la technologie et il arrive que ça flanche. On s'essaye plus tard et tout rentre dans l'ordre.
Une petite mise en garde : il se peut que vous tombiez sur une autre configuration de page que celle dont je vous parle. Il s'agit seulement de repérer Victoria/Sidney New Nest et le tour est joué.
N'oubliez pas que la Colombie-Britannique a trois heures de retard sur nous. Si vous allez sur le site avant 10h, vous aurez le son, mais l'image sera noire.
De la patience
Il y a des gens qui font preuve d'une patience incroyable. C'est sûrement le cas de Gilles Beaupré, du lac Sept-Îles, dans Portneuf. Ce monsieur a réussi à apprivoiser une perdrix qui se pose maintenant sur sa tête et qui n'hésite pas à profiter d'une balade en motoneige.
Pour la nourrir, M. Beaupré dépose dans sa main des bleuets, des graines de tournesol et quelques morceaux de gâteau.
J'ai reçu deux courriels pour me signaler l'exploit de M. Beaupré, un signé R. Beaupré et l'autre Jean-Louis Plamondon. J'ai choisi pour illustrer les photos fournies par M. Beaupré : elles étaient de meilleure résolution et m'offraient donc une meilleure qualité de reproduction pour le journal.
La nature dans toute sa rigueur
Le courriel de Claude Blier s'intitule «Coeurs sensibles, s'abstenir!» L'image est cruelle, mais c'est l'implacable loi de la nature. Voilà ce que raconte M. Blier : «Encore aujourd'hui, l'épervier de Cooper a frappé. C'est dans les environs de 15h30 que j'ai entendu un bruit sourd venu de la cour arrière.
«Dans un premier coup d'oeil, je voyais des plumes flotter dans les airs. J'ai alors pensé qu'un oiseau s'était frappé contre la fenêtre.
Toutefois, en cherchant l'oiseau en question, voici le spectacle qui m'attendait.
«Encore le fameux épervier qui venait de frapper à la vitesse de l'éclair et qui tenait sa victime déjà morte dans ses serres!»











