Comme l'éclair

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Comme l\'éclair

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Le faucon émerillon a mis de longues minutes à déguster sa proie, perché dans un arbre tout près de son territoire de chasse.

Le Soleil, Jacques Samson

Jacques Samson
Le Soleil

(Québec) Quand un rapace chasse, il frappe comme l'éclair. La proie qu'il a dans sa mire n'a pratiquement aucune chance de survie.

J'ai encore eu un exemple de tout ça récemment dans mes mangeoires. Il y avait une cinquantaine de sizerins flammés qui mangeaient du chardon et du tournesol quand un faucon émerillon est arrivé de nulle part. La meute s'est enfuie dans toutes les directions, mais l'un d'eux n'a eu aucune chance et s'est retrouvé entre les serres de l'oiseau de proie.

Il a mis une vingtaine de minutes à dépecer et à déguster sa victime. Pendant ce temps, tout autour, c'est comme si la vie s'était complètement arrêtée.  Sur un arbre voisin, un écureuil roux est resté complètement figé aussi longtemps que le faucon n'est pas reparti. Quelques mètres plus loin, un pic mineur a fait, lui aussi, le mort durant de longues minutes.

C'est vrai que ces scènes sont cruelles, mais elles font intégralement partie de l'équilibre de la nature.

Plus de chance

Moi, mon sizerin est mort, mais celui de mon voisin Jean-Claude a eu nettement plus de chance. Dans un premier temps, il a survécu à une violente collision contre les vitres de sa verrière et ensuite, Jean-Claude l'a arraché in extremis de la gueule de son chat qui avait trouvé un lunch facile.

Après quelques minutes, le sizerin s'est remis de sa commotion cérébrale et il est reparti rejoindre sa bande de compagnons. Le chat était un peu fru, mais il n'a pas souffert pour autant de la faim, ses maîtres y ont veillé généreusement.

Correction

Une petite correction s'impose dans ma chronique de la semaine dernière : j'ai répété la même adresse Internet pour deux nids de pygargues différents. Alors, ceux qui veulent voir les trois bébés dans le nid situé à Norfolk en Virginie doivent se rendre au http://www.wvec.com/cams/eagle.html.

Merci aux lecteurs qui me l'ont fait gentiment remarquer.

Puisque l'on parle de ce site, je vous laisse lire le dernier courriel de Jocelyne Morin de Saint-Pamphile, celle qui nous a aiguillés vers celui-ci.

Dans un premier courriel, cette dame me disait que les trois petits étaient sur le point d'être bagués et maintenant, c'est chose faite et elle nous en fait la description.

«Les aiglons de Norfolk ont été bagués mercredi dernier (22  avril). Ce fut vraiment intéressant à voir, d'abord les grimpeurs qui vont les chercher dans le nid, les déposent dans un sac de voyage pour les descendre se faire baguer, prises de sang et tout... et ensuite on les remonte dans le même sac, tout cela surveillé de près par les parents. J'ai suivi cela avec beaucoup d'intérêt. Il y a deux mâles (selon leur mesure et leur poids) et le troisième n'a pu être identifié avec certitude, c'est la prise de sang qui le dira. Il y a des photos et des vidéos sur le site.  En tout cas, avec un PC, c'était super.»

Mme Morin fait allusion à son PC parce que, comme je l'écrivais la semaine dernière, mon Mac n'a pas les outils nécessaires pour accéder à ce site.

En Colombie-Britannique

Je fais maintenant le point sur les trois nids de la Colombie-Britannique. Dans le nid de Sydney, les trois bébés semblent en pleine forme et les parents les nourrissent allègrement.

Dans celui de Hornby Island, au moment où j'écris ces lignes ? nous sommes dimanche matin ?, les parents couvent toujours.

Enfin, dans le nid de Delta, ça semble être la désolation totale. Quand on active ce site, tout ce qu'on voit, c'est deux oeufs au fond du nid. J'ai l'impression que les parents l'ont abandonné.

D'autres adresses

Mme Morin est une véritable mine de renseignements pour les adresses Internet d'observation d'oiseaux.

«Un nid de colibris en Californie : http://www.starrranch.org/blog/?page_id=23. Le nid est cons­truit sous le porche d'une maison depuis six ans et ils reviennent chaque année. C'est différent et très intéressant à regarder.

«Un nid de buses à queue rousse. Ils ont fait leur nid sur le rebord d'une fenêtre de l'Institut Franklin, à Philadelphie. Les oeufs sont éclos, il y a trois bébés. (http://www.us tream.tv/channel/franklin-institute-hawk-nest)

«Cette adresse-ci est celle de faucons pèlerins dans le Minnesota. C'est live, mais avec photo refresh toutes les neuf secondes, je crois. La plateforme a été installée sur un immeuble à 220  pieds dans les airs. http://www.mnpower.com/falconcam/

Mme Morin conclut finalement en écrivant : «Et voilà! C'est mon dernier message là-dessus, je ne veux pas vous tanner avec cela. Je vais quand même continuer à observer notre belle nature, de ces temps-ci les canards nous font de belles visites.»

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