Bague à la patte, collier au cou (2)

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Bague à la patte, collier au cou (2)

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Pierre recueille les fientes des oies qui sont l'objet d'une étude particulière sur le stress.

Le Soleil, Jacques Samson

Jacques Samson
Le Soleil

(Québec) Les oies capturées sont regroupées dans un enclos dans une grange et c'est là que commence la pose de bagues aux mâles et de bagues et de colliers aux femelles.

C'est une opération d'envergure qui demande la collaboration de sept personnes qui, durant de longues minutes, font un travail à la chaîne. L'équipe est divisée en trois. Marie-Claude, Marie-Hélène et Mariepier vont chercher les oies dans l'enclos et, avant de les remettre à Johanne et Gérald pour le baguage et la pose de colliers, elles déterminent leur sexe. C'est un examen qui se fait par ce qu'on pourrait appeler le toucher rectal.

Automatiquement, toutes les oies adultes reçoivent une bague à la patte droite. C'est Johanne qui effectue ce travail. Quand il s'agit d'une femelle, elle est ensuite remise à Gérald, qui lui passe un collier au cou.

Certaines femelles qui pèsent plus de trois kilos recevront un émetteur qu'on leur placera sur le dos. Celles-ci seront épiées tout au long de leur vie, seconde après seconde.

Ensuite, l'oie est remise à une des trois Marie, qui se charge de la peser. Chaque opération, détermination du sexe, poids, numéro de bague, numéro de collier, mesure de l'aile, prélèvement de plumes, mesure du bec et des pattes, est notée par Johanne. Après, les oies sont placées dans un autre enclos, où elles demeureront 24, 48 ou 72  heures avant d'être relâchées. On leur donne de l'eau et du maïs.

Parmi les oies qu'on a capturées, il y en a 10, des femelles, qui ont déjà été baguées sur le terrain. Celles-ci sont dirigées vers Pierre, qui leur refait un prélèvement sanguin comme il l'avait fait au moment de la capture. Ces oiseaux sont l'objet d'une étude sur le stress et c'est pour ça qu'ils sont traités de façon particulière.

Après leur capture, au lieu d'être placées dans la remorque avec toutes les autres, elles avaient été mises dans des bacs, parce qu'en plus d'analyser leur sang, on fait une analyse des fientes qu'on retrouve au fond du bac.

Lors de l'opération du printemps dans l'archipel de l'île aux Grues, on a procédé à la pose 1350 bagues et de 660 colliers jaunes. Si on compare à l'importante étude estivale qui se fait à l'île Bylot, c'est beaucoup moindre. À Bylot, on parle de 5000 oies affectées.

Il y a cependant une grosse différence entre la capture de là-bas et celle d'ici. Dans le Nord, les oies ne se capturent pas au filet comme dans le Sud. Quand elles sont là-bas, elles ont perdu les plumes qui leur permettent de voler et elles sont donc capturées en étant encerclées et poussées vers un enclos.

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