À la recherche de l'effraie des clochers

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À la recherche de l\'effraie des clochers

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Cet oiseau aux couleurs pâles a un plumage complètement différent des autres hiboux de son espèce.

Photo Francis Bossé, www.exonet.qc.ca

Jacques Samson
Le Soleil

(Québec) L'effraie des clochers, ce magnifique hibou qui semble venir directement de la préhistoire, est un oiseau qu'on observe de plus en plus rarement au Québec. Il fait partie des espèces considérées comme en voie de disparition.

Une vaste campagne de repérage de cet oiseau vient d'être lancée par le Club des ornithologues de la région de l'Amiante, appuyé par le Regroupement QuébecOiseaux, et les mentions d'observations recueillies serviront à mettre en place un programme qui pourrait assurer sa conservation.

Précisons que ce n'est pas un oiseau facile à observer, d'abord en raison de sa rareté et aussi parce qu'il s'agit essentiellement d'un nocturne de la plus grande discrétion.

Si on veut le repérer, il faut être très attentif aux allées et venues des parents qui nourrissent leurs jeunes ou aux cris stridents qu'émettent ces derniers.

L'effraie des clochers fait partie de ces espèces qui sont d'une grande utilité dans la nature. Dans son communiqué pour faire appel aux observateurs, le Regroupement QuébecOiseaux précise ceci : «L'espèce chasse en survolant les zones agricoles (fermes, vergers, prés humides, champs abandonnés), là où les petits rongeurs abondent. Elle est d'ailleurs bénéfique pour les fermiers puisqu'elle se nourrit principalement de campagnols. Une famille d'effraies peut consommer plus d'un millier de rongeurs lors d'une seule saison de

nidification!

«Pour nicher, l'effraie dépose ses oeufs sur une surface plane dans le haut des silos ou des granges, de préférence celles qui sont abandonnées et sombres, d'une hauteur 5,5 mètres ou plus, comportant plusieurs ouvertures.

«Le principal facteur ayant contribué au déclin de l'espèce est la disparition des habitats propices à l'oiseau, essentiellement due à l'urbanisation, aux changements dans les pratiques agricoles et à la conversion de pâturages en terres cultivées. Les collisions avec les véhicules constituent également une menace

importante.»

Dans vos randonnées d'observation d'oiseaux, soyez donc attentifs et jetez un oeil le jour dans les granges abandonnées ou la nuit en ouvrant bien grandes vos oreilles.

L'effraie des clochers a une longueur de 44 cm et son envergure d'ailes peut atteindre 120 cm. Il pèse au plus 500 gr.

Si vous avez la certitude d'en repérer ou même si vous croyez seulement en avoir vu, communiquez votre observation  par téléphone au 1 888 OISEAUX (647-3289) ou par courriel à info@quebecoiseaux.org.

Un héron particulier

André Baron, de Saint-Vallier, m'a fait parvenir une série de photos d'un petit héron bien particulier qu'il a croqué sur le vif dans la cour de son voisin. Cet oiseau tout de blanc vêtu est le héron garde-boeufs. Cette espèce est originaire d'Afrique et on ne l'a recensée en Amérique qu'à partir de 1940. Il est d'environ la moitié de la taille de notre grand héron et ses habitudes sont complètement différentes.

Contrairement à son cousin, qu'on retrouve près d'un plan d'eau, il fréquente plutôt les champs à la recherche d'insectes.

Il tient son nom de son habitude de suivre le bétail dans les champs pour profiter des insectes qu'il fait lever sur son passage.

Belle observation et belle photo.

Moqueur chat

J'ai dans ma cour un moqueur chat qui fait tout pour se faire remarquer. Sa dernière trouvaille, c'est de s'installer à l'abreuvoir des orioles de Baltimore et de savourer le précieux nectar fait d'eau sucrée qui leur est destiné.

Sortie ornitho

Si vous avez le goût de célébrer la fête des Pères dans la nature, l'Auberge des Glacis de Saint-Eugène-de-L'Islet vous propose, le 21 juin, trois sorties ornithologiques accompagnées par Jocelyn Landry, ornithologue chevronné de ce coin de pays.

C'est précisément à l'Auberge des Glacis que M. Landry a fait ses premières randonnées ornithologiques. C'est lui qui a développé les trois sentiers qu'on retrouve sur ce domaine de cinq hectares. Il a aussi contribué au retour du merlebleu dans ce secteur.

Il y aura trois randonnées proposées : 8h, 10h et 11h30. Ça coûte 5?$ par personne.

C'est un événement pour célébrer le 20e anniversaire de l'Auberge, aménagée dans un magnifique vieux moulin.

Pour plus de renseignements, on peut appeler au 418 247-7426 ou sans frais au 1 877 245-2247.

Carouge à tête jaune

Jean Beaudet, de la ferme Desgémo à Leclercville, a observé récemment un carouge à tête jaune dans sa cour. Il était avec une bande de quiscales et M. Beaudet a remarqué qu'il n'était pas très patient avec ses nouveaux copains.

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