De belles surprises!

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De belles surprises!

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Un pygargue adulte

Le Soleil, Jacques Samson

Jacques Samson
Le Soleil

(Québec) On peut parfois faire plusieurs kilomètres et même de longs voyages pour observer certains oiseaux que l'on affectionne particulièrement. Moi, je me suis même rendu jusqu'en Colombie-Britannique pour faire l'observation des pygargues à tête blanche qui sont légion dans l'ouest du Canada.

J'avais bien à l'occasion observé dans mon coin de pays cet oiseau majestueux, mais je le voyais toujours de très loin aux jumelles ou au télescope.

Dans l'île de Vancouver, ils sont excessivement nombreux et ils ont l'habitude des humains. Il n'est pas rare de les observer de très près et même de pouvoir les photographier en recourant à des objectifs très puissants.

Mais savez-vous que, parfois, la nature nous réserve de magnifiques surprises, même dans notre propre cour?

Dans le coin où j'habite, dans Bellechasse, j'observe régulièrement des pygargues loin dans le fleuve. Cette année, souvent, je vois deux adultes et deux immatures au moins trois ou quatre fois par semaine, mais chaque fois que je veux les photographier, même de très loin, ils sentent immédiatement ma présence et ils s'envolent.

Il y a un peu plus d'un mois, avec une amie, nous mangions quelques sushis sur la terrasse. Vous savez, c'était la journée où c'était l'été et qu'il ne pleuvait pas.

Tout à coup, un bruit de branches et de feuilles froissées attire notre attention dans le grand chêne à une dizaine de mètres de nous. Quelle surprise! Un pygargue à tête blanche immature venait de se poser dans l'arbre.

Évidemment, mon appareil photo n'était pas près de moi et nous avons donc dû nous contenter de le regarder, quelques secondes seulement. Aussitôt arrivé, aussitôt reparti! Quand même un beau cadeau!

Deux jours plus tard, en faisant un brin de causette avec ma voisine Nicole, qui me montrait son patio qu'elle venait de teindre, le même immature - ou un autre, je ne sais vraiment pas - s'est posé juste au-dessus de notre tête, cette fois dans un grand pin.

Encore une fois, je n'avais pas mon appareil photo et, en plus, j'étais assez loin de la maison, donc inutile d'y penser.

Nous profitons donc du moment, on l'observe. Les minutes passent et le pygargue est toujours là. Je me précipite donc à la course vers la maison pour chercher ma caméra, pensant très bien que je faisais ça inutilement et qu'au retour il se serait envolé, comme d'habitude.

Mais non! Il m'a attendu tout ce temps-là et il m'a même laissé l'occasion de faire une dizaine de clichés, pas nécessairement faciles à faire : il y avait quand même beaucoup de branches et d'aiguilles dans le champ de l'objectif.

Une autre semaine s'écoule et voilà que dans le même arbre, c'est un pygargue adulte qui fait la pause. Une demi-heure avant, il était dans le fleuve et mon voisin Daniel, en kayak avec sa fille Luna, a réussi à l'approcher de très près.

Pygargues en direct

Au moment où vous lisez cette chronique, je suis quelque part en Gaspésie ou sur la Côte-Nord, en pèlerinage annuel pour observer les oiseaux. Cette chronique a donc été écrite le 7 juillet, en avance, et je venais juste de jeter un dernier coup d'oeil au nid de pygargues à tête blanche de Sidney, dans l'île de Vancouver. Vous savez, ce nid situé sur la propriété de Sylvie Rochette, une Québécoise établie là-bas.

Ne restait dans le nid que le jeune mâle, qui est né quelques jours après ses deux soeurs, qui, elles, ont déjà quitté le nid.

Les trois aiglons ont survécu, même si à un certain moment on doutait pour le dernier rejeton, qui peinait à se nourrir après ses soeurs gloutonnes.

La cité des hirondelles et des chats

Gilles Boudreau de Rimouski a fait un séjour à Dubrovnik, en Croatie, une ville qu'on surnomme la cité des hirondelles et des chats. Dans un courriel, M. Boudreau explique que comme dans beaucoup d'autres villes côtières de l'Adriatique, les hirondelles y ont élu domicile. «Elles nichent dans les moindres interstices au sommet des édifices. En fin d'après-midi, elles s'animent, ajoutant à la féerie des lieux...»

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