Bernaches du Canada euthanasiées

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Bernaches du Canada euthanasiées

Agrandir

Ces bernaches du Canada ont l'air bien inoffensives dans les eaux du fleuve, mais quand elles volent à proximité des aéroports, elles constituent un épouvantable danger pour les avions.

Le Soleil, Jacques Samson

Jacques Samson
Le Soleil

(Québec) Les oiseaux, c'est beau à observer dans la nature et quoiqu'ils soient généralement inoffensifs, ils peuvent constituer un réel danger et peuvent causer des pertes de vie.

Parmi les pires ennemis de l'aviation, il y a les oiseaux. Chaque année, à travers le monde, il y a des écrasements d'avion causés par les oiseaux.

Rappelez-vous, en début d'année, quand le vol 1549 de la US Airways s'est posé en catastrophe sur le fleuve Hudson peu après son décollage de l'aéroport LaGuardia de New York-New Jersey, ce sont des oiseaux qui ont causé la perte de ses deux moteurs. Quand les oiseaux sont aspirés par les réacteurs des avions, irrémédiablement, ils causent une catastrophe.

L'incident de LaGuardia s'est bien terminé quand le pilote Chesley Sullenberger a fait preuve d'un sang-froid remarquable et qu'il a posé son avion sur le fleuve en plein coeur de New York. Les 155 passagers s'en sont tous tirés sains et saufs et le pilote est aujourd'hui considéré comme un héros.

Après enquête, on a découvert que les responsables de cet accident étaient des bernaches du Canada qui séjournent plus au sud durant la saison hivernale.

Dans le but de réduire les risques d'accidents autour des aéroports de New York, les autorités ont procédé à la capture de 800 bernaches et elles ont toutes été euthanasiées. On prévoit en capturer 2000 autres sur 15 sites de cette région et de les tuer

également.

Il est triste de constater ce massacre, mais est-ce que les autorités avaient vraiment le choix? Il ne semble pas que d'autres solutions soient applicables dans ces cas-là et la vie humaine n'a pas de prix, il faut donc la protéger.

En 17 ans, entre 1990 et 2007, on a signalé plus de 80 000 collisions entre des oiseaux et des avions, et ce, dans l'aviation civile uniquement. Selon l'aviation civile américaine et le ministère américain de l'Agriculture, un vol sur 10 000 implique des accidents avec les oiseaux.

Les périodes les plus dangereuses pour les avions sont au moment du décollage et de l'atterrissage. Tout se joue à une altitude en dessous de 1500 mètres. Quand ils sont en plein vol, à une hauteur dépassant les 6000 mètres, les avions sont beaucoup moins vulnérables, car à ces altitudes, les oiseaux ne sont pas très présents.

Ce danger pour l'aviation a augmenté considérablement au cours des années. Depuis 1960, tous les efforts pour protéger les oiseaux - élimination des pesticides et développement des aires protégées - ont eu pour effet d'augmenter considérablement les populations aviaires. On note comme exemple que la population de bernaches du Canada, entre 1990 et 2008, est passée d'un million d'oiseaux à 3,9 millions.

On a beau faire des efforts d'effarouchement et même faire appel à des fauconniers autour des aéroports, ça ne suffit pas, les oiseaux sont toujours de plus en plus nombreux.

Dans le cas de LaGuardia, ce sont les bernaches qui étaient en cause, mais ailleurs, elles ne sont pas les seules fautives. Plein d'espèces constituent un réel danger.

À consulter

Nous n'avons jamais trop de sites Internet à consulter pour nous aider à identifier les oiseaux qu'on observe dans la nature, que ce soit chez nous ou ailleurs dans le monde.

Un lecteur, Reynald Lepage, partage celui-ci avec nous : http://www.oiseaux.net/photos/index.html. Si vous vous rendez à cette adresse, vous découvrirez 57 751 photos d'oiseaux qui se regroupent dans 4023 espèces, et ce, sur toute la planète.

Le merlebleu de l'Est

Marc-André Villeneuve de Saint-Elzéar-de-Témiscouata a cette année le bonheur d'observer de très près un couple de merlebleus de l'Est. Voilà ce qu'il me raconte dans un récent courriel : «Il me fait plaisir de vous faire parvenir une photographie récente d'une femelle merlebleu sur le nichoir que le couple a adopté. Ma femme et moi disposons et entretenons, sur une partie de notre terre agricole, 40 nichoirs pour hirondelles bicolores et merles bleus. Ces derniers sont de la visite rare. Depuis 1994, trois couples seulement ont niché chez nous. Cependant, cette année est exceptionnelle puisque ces oiseaux superbes se sont installés tout près de notre maison. Nous avons pu les apercevoir évoluer et chasser quotidiennement, même si nous étions bien assis dans notre salon! Ils se sont également trempés dans notre bain d'oiseau. Un spectacle tourbillonnant!»

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer