La première fois que M. Cantin m'a fait parvenir une photo, c'était en 2007 et il voulait partager avec moi, donc avec vous, la prise de vue d'un guêpier écarlate qu'il avait réussie sur le chemin Gosford, à Irlande, une petite municipalité près de Thetford Mines.
Cet oiseau était à des milliers de lieux de son Afrique natale. On n'a jamais su ni comment ni pourquoi il était arrivé là, mais ce qui est important, c'est qu'il était là et que M. Cantin en avait réussi une magnifique photo.
La fois suivante, Dominic Cantin proposait une photo d'une oie, toutes ailes ouvertes, qui se posait elle aussi sur le réservoir Beaudet. Encore une fois, un clic d'exception.
Oiseaux rares
Plus récemment, en septembre, le courriel de Dominic Cantin nous permettait d'observer deux oiseaux rares qu'il avait réussi à immortaliser sur son appareil numérique : un bécassin à long bec et un phalarope à bec étroit, tous deux photographiés au pied des chutes au coeur de Montmagny.
Réservoir Beaudet
Comme vous avez sans doute remarqué plus haut, le réservoir Beaudet de Victoriaville semble un endroit privilégié pour la photo d'oies des neiges.
C'est en effet un endroit de rêve. Le réservoir, situé juste à l'entrée de cette petite ville des Bois-Francs, est facile d'accès et étant donné qu'il est de petite dimension, ça favorise grandement l'observation et la photographie des oies.
Je laisse Dominic Cantin vous faire le récit de sa visite du 25 octobre au réservoir : «À mon arrivée [11h30], il y avait environ 200 oies au milieu du lac. Environ 15 minutes plus tard, une arrivée massive de 30 000 à 40 000 oies s'est produite pour le plus grand plaisir des amateurs d'oiseaux sur place.
«Par la suite, des arrivées de quelques centaines à quelques milliers se produisaient au fil des heures. Mais le clou du spectacle fut cette envolée massive de toutes les oies présentes sur le réservoir, probablement dérangées par un rapace au lin. La ?vague'' s'est étendue d'une extrémité à l'autre, les oies survolant le lac pendant quelques instants, le temps de nous faire vibrer l'intérieur, pour ensuite se reposer sur l'eau. «Je n'avais jamais eu cette sensation d'immensité venant des oies!!! Faut vivre ça au moins une fois dans sa vie.»
Perdrix choukar
Depuis quelques jours, on me signale la présence de perdrix choukar dans l'arrondissement Sainte-Foy-Sillery. On me parle chaque fois de deux perdrix. S'agit-il des deux mêmes ou de plusieurs perdrix? Je ne sais pas. Mais qu'en est-il de ces oiseaux? La perdrix choukar n'est pas un oiseau indigène en Amérique du Nord. Cette espèce originaire du Moyen-Orient a été introduite ici pour fin de chasse, mais dans l'Est, elle ne s'est pas acclimatée et aujourd'hui, elle est à peu près inexistante.
Quand on en observe, elles peuvent s'être échappées d'élevages. Dans l'Ouest, son introduction a eu plus de succès. On la retrouve dans la plupart du temps sur des pentes arides rocheuses.
Marais du Nord
Les amoureux des Marais du Nord de Lac-Saint-Charles peuvent, depuis le 30 octobre, et ce, jusqu'au 18 décembre, visiter une exposition intitulée Les quatre saisons des Marais du Nord. Six peintres exposent : Richard Doyon, Christine Nadeau, Albini Leblanc, Michel Nigen, Yvon Lemieux et Olivier Toupin. L'événement se tient à la Maison Vézina, 171, rue des Grenadiers, à Boischatel. On peut s'informer au 418 822-3183.
Une mésange albinos
Geneviève Perreault de Sainte-Foy a observé dans sa cour une mésange albinos. Ça semble un phénomène assez répandu de trouver des oiseaux qui souffrent d'albinisme. Au cours des derniers mois, on m'a signalé des sizerins et des merles d'Amérique.











