Robert Morin, vous connaissez?

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Juste pour vous donner un avant-goût de ce... (Le Soleil, Jacques Samson)

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Juste pour vous donner un avant-goût de ce qui sera là bientôt. Les harfangs sont sur le point de revenir plus au sud.

Le Soleil, Jacques Samson

Jacques Samson
Le Soleil

(Québec) Le nom de Robert Morin vous dit quelque chose? Non? Peut-être? Ça ne vous dit rien? Maintenant, si je vous ­dis «Monsieur Moineau», vous savez probablement de qui il s'agit. Robert Morin, alias «Monsieur Moineau», a passé 20 ans de sa vie à faire de l'animation et de l'éducation au Jardin zoologique de Québec, et ce, sans compter toutes les conférences qu'il a données tout au long de sa carrière.

Pourquoi l'a-t-on affublé du surnom de «Monsieur Moineau»? C'est bien simple : les gens qu'ils côtoyaient lors de ses rencontres ne se rappelaient pas de son nom, alors ils l'ont baptisé ainsi. Et «Monsieur Moineau» lui convenait parfaitement, même si son oiseau préféré est le colibri.

Lors d'une conversation téléphonique, M. Morin me disait ceci : «Quand les gens ont un animal favori, ils choisissent toujours des noms de deux syllabes - Pitou, Minou et les autres - et, pour bien des gens, tous les oiseaux sont des moineaux. Quand ils m'appellent, ils me disent souvent qu'ils ont un moineau dans leur cour et ils ne savent pas de quelle espèce il est.»

Deux ans avant la fermeture du zoo, M. Morin a dû quitter son emploi et s'est retrouvé au ministère qu'on appelait autrefois Environnement et Faune. Là, il s'occupait de ce qu'on appelle les micromammifères, c'est-à-dire toutes ces bestioles qui sont plus petites que des écureuils : musaraignes, campagnols, etc.

Pendant tout ce temps, M. Morin continuait son travail d'éducation en répondant aux questions du public.

Un logiciel

Pourquoi je vous parle de ce monsieur aujourd'hui? La raison est simple : «Monsieur Moineau» a mis une dizaine d'années à bâtir une banque de données sur les oiseaux et sur les plantes, les arbustes et les arbres qui les attirent.

Par exemple, si vous utilisez son logiciel, en cherchant ce qui attire le colibri à gorge rubis, vous trouverez la panoplie de plantes, de fleurs ou d'autres espèces végétales qui intéressent ce minuscule oiseau. Pour accéder à la banque de données de M. Morin, il faut posséder un PC - elle n'est pas compatible avec Mac - et il faut que votre PC possède l'application Access.

Dimanche dernier, ma blonde, qui possède un PC, a passé de longues minutes avec M. Morin au téléphone pour faire le tour de ce logiciel. Pourquoi ma blonde? Tout simplement parce que pour moi, un PC, c'est la noirceur totale. Je trouve cet appareil épouvantablement compliqué à faire fonctionner. J'adore la simplicité des Mac. Vous me direz que ce sont des appareils faits pour les nuls, peut-être, mais je préfère passer pour une nouille qui peut se servir de son ordinateur que d'un gars intelligent qui bêche durant des heures pour essayer de comprendre!

Revenons au ». S'il vous intéresse, vous pouvez vous le procurer en communiquant avec lui par téléphone au 418 849-5329 ou par la poste à Robert Morin, 454, des Plaines, Québec (Québec), G3G 1N9. «Monsieur Moineau» vend son logiciel 27 $, taxes et transport compris.

Si vous maîtrisez bien votre PC, ce logiciel peut vous procurer des informations très précieuses sur la nourriture qui intéresse vos amis les oiseaux. Moi, si ça ne vous fait rien, j'attendrai la version Mac.

Domaine de Maizerets

Jean-Yves Chamberland, qui se qualifie de jeune retraité et de photographe amateur, a réussi deux magnifiques prises de vue au Domaine de Maizerets, en plein coeur de Québec.

Dans un courriel, M. Chamberland raconte qu'il a réussi ses photos du grand duc d'Amérique et de la chouette rayée à quelques centaines de pieds de distance seulement. Il travaillait avec un appareil Canon 50D monté d'un objectif 300 mm à ouverture f4 et d'un multiplicateur de 1,4 X.

Merci à ce monsieur de partager ses photos avec nous.

Visiteurs quotidiens

Michèle Samson, qui habite Lévis, reçoit quotidiennement à ses mangeoires des visiteurs de marque. Entre autres, elle observe le geai bleu et le cardinal rouge, et elle reçoit la visite aussi d'un rapace, épervier brun ou épervier de Cooper, difficile à dire car il est facile de confondre ces deux oiseaux quand ils ne sont pas en vol.

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