Cap tourmente: toute la splendeur de l'hiver

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Il y a six kilomètres de sentiers aménagés... (Photo, Jacques Samson)

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Il y a six kilomètres de sentiers aménagés durant la saison hivernale.

Photo, Jacques Samson

Jacques Samson
Le Soleil

(Québec) ­Cap Tourmente, c'est connu et reconnu, est l'un des meilleurs endroits pour observer les oiseaux dans l'est du pays. Pas moins de 320 espèces fréquentent ce coin de pays entre montagne et fleuve et c'est chaque année, au printemps et à l'automne, la terre d'accueil de milliers de grandes oies des neiges en migration vers le sud ou vers le nord.

Cap Tourmente, du moins au Québec, c'est La Mecque des ornithologues amateurs ou avertis.

Quand on fréquente ce parc fédéral en été, c'est la découverte d'une terre faite à la fois de forêts et de marais, donc une terre d'accueil incroyable pour une multitude d'espèces d'oiseaux. À cap Tourmente, chacun y trouve son compte.

Et les amateurs d'oiseaux se retrouvent par milliers dans ce sanctuaire situé à peine à quelques minutes de Québec.

Découvrir cap Tourmente en hiver, c'est se plonger complètement dans un autre monde. Ce qui frappe, c'est le silence et le calme qui y règnent. À cap Tourmente, on arrive facilement à faire le vide total et à communier avec la nature.

Durant les fins de semaine de l'hiver, jusqu'au 15 mars, c'est plus achalandé. Les visiteurs y sont accueillis par les Amis du cap Tourmente et, moyennant une minime contribution de 4 $ pour stationner la voiture, ils peuvent sillonner six kilomètres de sentiers damés, observer une trentaine d'espèces d'oiseaux aux mangeoires et profiter de l'accueil de bénévoles, qui, en plus de vous renseigner sur ce parc, vous offriront café et chocolat chaud gratuitement dans les relais chauffés.

En semaine, il n'y a pas de services, mais le parc demeure accessible et l'entrée est libre. C'est ce moment que j'ai choisi dernièrement avec mon ami Ben et, par une journée froide, - 15 °C, mais ensoleillée, nous avons vécu un pur délice.

Les couleurs auxquelles nous habitue l'été sont toutes absentes, mais le contraste de la neige d'un blanc immaculé et la teinte grisâtre presque noire de la forêt dénudée est un pur ravissement pour l'oeil.

On se promène lentement dans les sentiers et, d'un poste d'alimentation à l'autre, les découvertes se succèdent.

Nécessairement, les mésanges à tête noire sont omniprésentes, de même que les sittelles, les pics mineurs et les pics chevelus, mais il y a aussi les timides geais bleus qui s'enfuient à grands coups d'ailes dès le moindre mouvement.

Les découvertes les plus intéressantes que nous avons faites, c'est l'observation des durbecs des sapins, mâles et femelles, à quelques mangeoires. Ce sont des oiseaux un peu plus nerveux que les mésanges, mais beaucoup moins que les geais bleus, donc ils gardent une certaine distance, mais on peut quand même bien les admirer.

Ne vous privez pas d'une visite à cap Tourmente cet hiver, je vous jure que vous ne le regretterez pas.

Les Amis du cap Tourmente

Vous aimeriez faire partie de l'Association des amis du cap Tourmente? C'est facile! Vous appelez au 418 827-5527, poste 0. Pour être membre, vous pouvez soit débourser une contribution de 12 $ pour l'année, soit offrir une demi-journée de bénévolat. Tout cela permet la gratuité des activités de l'Association, un droit de vote à l'assemblée générale annuelle et un abonnement au bulletin trimestriel.

Il faut cependant que les membres de l'Association acquittent également leur droit d'accès à la réserve.

Une énigme

Mon ami Antoine a un beau-frère qui possède une cabane à sucre neuve - une construction de trois ans - à Saint-Philippe-de-Néri, dans le Bas-Saint-Laurent.

Depuis un certain temps, il y a un corbeau qui s'attaque aux fenêtres de la cabane. Ce n'est pas un cas de défense du territoire comme le font certains oiseaux en frappant dans les vitres parce que leur image s'y reflète, c'est au cadre en bois de la fenêtre qu'il s'attaque. Comme le ferait un pic, il tape de toutes ses forces avec son bec sur le bois qui vole en éclats. Il a tellement abîmé une fenêtre qu'Antoine sera probablement obligé de la remplacer.

Qu'est-ce qui attire ce fameux corbeau qui semble vraiment se prendre pour un pic bois? Des parasites dans le bois? La saveur du mono qui entoure les fenêtres? Seul notre corbeau le sait!

Que doit-il faire? Quelqu'un a-t-il une explication? Quelqu'un a-t-il un truc pour que l'oiseau cesse son entreprise de démolition?

C'est un appel à tous!

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