Dans tout ce que j'ai reçu, c'est l'unanimité : tout le monde s'oppose à l'utilisation de cette méthode qui, à la longue, peut devenir très néfaste pour notre emblème aviaire.
Je pourrais publier un nombre incroyable de courriels qui se recoupent les uns les autres, mais faute de place, je vous offre celui-ci, qui m'est adressé par un lecteur qui préfère ne pas donner son nom, mais qui résume magnifiquement bien tout ce que j'ai reçu jusqu'à maintenant.
«Bravo pour votre chronique qui met à jour la technique de certains photographes en quête d'un trophée. En utilisant de façon non naturelle des appâts vivants comme des souris pour attirer les harfangs, les photographes sont selon moi aussi coupables que ces athlètes olympiens qui utilisent des stéroïdes pour [gagner]. Mon jugement semble sévère, mais on sait qu'effectivement, les harfangs s'habituent ainsi à la présence humaine. Et certains n'ont pas toujours comme objectif un trophée photographique.
De plus, de cette façon, les animaux s'habituent à obtenir de la nourriture sans avoir à fournir l'effort que la nature impose... avec les conséquences que l'on devine. Mais comment convaincre ces gens de faire autrement quand on soupçonne que le gouvernement du Québec a primé, pour illustrer le fait que le harfang des neiges est l'emblème aviaire du Québec, une photographie dont l'auteur a probablement utilisé cette technique... La conscientisation du citoyen devrait commencer par ceux dont le mandat est d'éduquer les gens.»
Il y a aussi Richard Dupuis qui m'a fait parvenir une séquence de trois photos qui montre quelqu'un qui attire un harfang avec une souris à l'occasion de ce qui serait un cours de photographie. Quand on voit de telles scènes, ça veut dire qu'on en est rendu à la domestication des harfangs. On est loin, très loin, trop loin!










