Ils utilisent la fondation du nid de l'année précédente et ils en construisent un nouveau par-dessus.
Au moment où j'écris cette chronique, nous sommes le 6 mars au matin, il y a déjà un pygargue qui couve un premier oeuf. Si on compare à l'an dernier, ça correspond à peu près au même scénario. En 2009, la femelle avait pondu son premier oeuf le 1er mars.
Au cours des deux dernières années, les pygargues ont niché dans un vieil arbre sur des terrains qui appartiennent à la Québécoise Sylvie Rochette et chacune des couvées a donné naissance à trois petits.
Vous constaterez que la femelle pygargue couve dès la ponte du premier oeuf, contrairement à d'autres espèces qui attendent la fin de la ponte pour commencer à couver. C'est donc dire que les pygargues ne naîtront pas tous en même temps. L'éclosion des oeufs s'étalera sur quelques jours.
Avec la ponte du premier oeuf, un long processus commence qui mènera les petits jusqu'à maturité et autonomie complète. La femelle et le mâle couvent tour à tour les oeufs sur une période qui peut dépasser 40 jours. Après l'éclosion, les jeunes demeurent au nid à peu près 80 jours, puis c'est le moment de l'envol.
Après l'envol, les rejetons sont toujours dépendants des parents, et ce, pour une période qui peut aller jusqu'à 13 semaines. Il arrive même parfois que des jeunes collent à leurs parents jusqu'à l'hiver.
La fiche
Quand deux pygargues s'unissent, c'est généralement pour la vie. Ils atteignent leur maturité vers l'âge de cinq ans. C'est à ce moment qu'ils portent leurs couleurs définitives. Ils ont la tête et la queue blanches. De la naissance jusque-là, ils sont plutôt brun chocolat ramagés.
Un mâle pygargue mesure entre 76 et 86 cm et son envergure se situe entre 175 et 210 cm. Comme c'est le cas chez les oiseaux, la femelle est plus volumineuse. Sa longueur peut varier entre 88 et 94 cm tandis que son envergure va de 198 à 225 cm.
Le poids des pygargues est en moyenne de quatre kilos, mais il y en a qui ne font que deux kilos et d'autres, qui dépassent les
six kilos.
Alors, si vous voulez vous payer de longues heures d'observation dans le confort de votre maison, allez au : http://www.hancockwildlife.org/staticpages/index.php/20090302200021473.
N'oubliez pas, il est trois heures plus tôt à Vancouver par rapport à Québec.
Du côté de la forêt Montmorency
Ça faisait quelques années que je n'étais pas allé dans la forêt Montmorency, ce magnifique coin de la réserve faunique des Laurentides. C'est une lectrice, Céline Filion, qui m'en a donné l'idée en me faisant parvenir quelques photos de durbecs des sapins et de mésangeais du Canada qui fréquentent une mangeoire de tournesol près du bâtiment principal.
Ces oiseaux sont tellement familiers avec les gens qui fréquentent l'endroit qu'ils ne se laissent pas prier pour venir manger dans votre main. Je m'y suis rendu à mon tour, pour une visite éclair, le jour où j'ai été appelé pour transporter un faucon pèlerin blessé à la Clinique des oiseaux de proie à Saint-Hyacinthe, mais j'ai quand même eu le temps de faire une centaine de photos juste au sortir de l'auto. Il y avait bien sûr des durbecs et des mésangeais, mais aussi des sittelles à poitrine rousse et des mésanges à tête noire, toutes aussi amicales.
C'est l'un des endroits où c'est le plus facile de faire des photos d'oiseaux et là, vous n'avez pas besoin de puissants objectifs, les oiseaux sont à portée de main.










