Est-ce que ce phénomène naturel hâtera la migration des oiseaux vers chez nous? Peut-être que oui! Peut-être que non! Peut-être que les hirondelles devanceront leur arrivée printanière! En tenant compte de tous ces peut-être, est-ce que nous sommes prêts à les accueillir?
Quand les hirondelles bicolores ou les merlebleus ou toutes ces espèces de nicheurs se montrent le bout du bec, ils sont à la recherche d'un endroit pour nicher.
Est-ce que nos nichoirs sont prêts? Souvent, à l'automne, on les laisse accrochés, se disant qu'on en fera le ménage au printemps. Habituellement, ça peut se faire facilement en avril, mais cette année, en tout cas, moi, je ne prends pas de risques, je me prépare actuellement. Alors, si les oiseaux arrivent plus vite que prévu, mes nichoirs seront prêts à les recevoir.
De toute façon, il n'y a rien de bien compliqué à faire. Il suffit seulement de bien nettoyer chaque nichoir et ensuite de le raccrocher.
Et quand vous verrez les premiers oiseaux arriver, suffit de leur fournir du matériel pour confectionner le nid : bouts de ficelles, poils de chien, cheveux, plumes ou duvet et n'ayez crainte, ils sauront les trouver et les utiliser.
Rapport alarmant
The New York Times, dans son édition Internet du 12 mars, publie les résultats alarmants d'un rapport du gouvernement américain sur les changements climatiques et leur incidence sur la vie des oiseaux migrateurs.
Le tiers des 800 espèces qu'on répertorie sur le territoire des États-Unis serait en danger, menacé ou leur population serait en sérieux déclin.
C'est la première fois que ce rapport montre du doigt les changements climatiques comme facteur responsable de la menace aux oiseaux. Jusqu'à maintenant, on parlait plutôt de facteurs comme la chasse, la destruction des habitats, l'utilisation des pesticides et la rareté des terres humides.
Le rapport précise que ce sont les oiseaux de mer et de rivages qui souffrent le plus des changements climatiques. La modification des écosystèmes marins et le changement des niveaux des océans jouent énormément contre les oiseaux.
L'étude a été menée par des agences de la faune américaine, par des universités et par des groupes qui s'occupent d'environnement. Le texte du New York Times cite l'un des experts, le Dr Kenneth Rosenberg, directeur du département des sciences de conservation de Cornell University's Lab of Ornithology : «Les oiseaux sont un excellent indicateur de la santé de notre environnement et maintenant, ils nous racontent une importante histoire sur les changements climatiques. [...] Plusieurs espèces ont besoin d'un traitement intensif pour assurer leur survie et ça donne tout son sens à l'urgence d'agir maintenant pour protéger et conserver les habitats vitaux des oiseaux.»
C'est un garçon
La chouette lapone qui a été retrouvée blessée par Linda Saint-Pierre et Sylvain Martin, à Saint-Jean-Chrysostome, le 8 janvier, et dirigée quelques jours plus tard vers la Clinique des oiseaux de proie de Saint-Hyacinthe est un mâle.
On avait dû lui amputer une aile à cause de la gravité de sa blessure et on attendait sa guérison pour déterminer son sexe, ce qui est fait maintenant.
Si l'oiseau avait été une femelle, malgré son handicap, on l'aurait dirigé vers un centre de reproduction ontarien, mais puisqu'il s'agit d'un mâle et qu'il a besoin de ses deux ailes pour son accouplement, on l'enverra plutôt dans un endroit où on garde des oiseaux en captivité.
Colibris en direct
Si vous voulez bonifier votre collection de sites Internet où l'on peut observer en direct des oiseaux qui nichent ou qui tout simplement se nourrissent, en voici un que propose un lecteur, Daniel Fortin.
La caméra est installée près d'un abreuvoir à colibris dans la Buenaventura Reserve, en Équateur. L'adresse est la suivante :











