Assurance mieux-être: Desjardins propose du répit aux cancéreux

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Jean-Sébastien Massicotte
Le Soleil

(Québec) Au moment où le nombre de cas de cancers est en hausse, le groupe Desjardins a décidé d'agir. En partenariat avec la Société canadienne du cancer, le géant financier a mis sur pied un nouveau type d'assurance pour répondre spécifiquement aux besoins de ceux qui combattent la terrible maladie.

«Le produit est destiné à alléger le fardeau financier des personnes qui reçoivent un premier diagnostic de cancer», résume Jean-François Chalifoux, premier vice-président Caissassuran­ce institutionnelle, assurance directe et relations avec Desjardins. Le jeune dirigeant était particulièrement fier du nouveau produit de Desjardins Sécurité financière, lui qui a vu sa belle-soeur devoir quitter son emploi à 25 ans pour se défendre contre un cancer du poumon.

«Les besoins sont de plus en plus importants», rappelle M. Chalifoux. En effet, d'après la Société canadienne du cancer, seulement en 2009, plus de 44 000 nouveaux cas seront découverts au Québec. Du nombre, le tiers touchera des adultes de 20 à 59 ans.

Ainsi, pour faire face à l'adversité, l'assurance mieux-être devient «une excellente alternative aux assurances collectives», selon M. Chalifoux. Dans le cas où survient un premier diagnostic de cancer, les assurés toucheront un montant forfaitaire non imposable de 12 500 $ (55 ans et plus) ou de 25 000 $ (moins de 55 ans). Une somme qui viendra en aide aux malades qui doivent souvent cesser de travailler ou encore qui se retrouvent avec des dépenses qui ne sont pas couvertes par le régime public, illustre Jean-François Chalifoux.

La simplicité

Ce qui distingue aussi la nouvelle assurance, c'est la simplicité «autant au niveau de l'accessibilité que des primes», souligne M. Chalifoux. Ainsi, une jeune famille composée de deux adultes dans la trentaine non fumeurs et de deux enfants paiera un peu moins de 30 $ en prime par mois.

Mais il y a plus. Car l'assurance mieux-être aura des retombées pour la Société canadienne du cancer. Déjà, un don initial de 25 000 $ pour 2009 a été remis par Desjardins, tandis qu'un montant de 10 000 $ en don est annoncé pour les 2010 et pour 2011. Enfin, 2 % des primes annuelles récoltées seront remises à l'organisme, jus­qu'à un maximum de 75 000 $.

Pour Jean Pierre Laurin, directeur général adjoint à la Société canadienne du cancer (division Québec), la démarche est une bonne nouvelle. «Ce qui est important, c'est que la personne qui vit avec le stress de la maladie n'ait pas le souci financier associé au fait qu'elle doit se retirer de son travail.»

Une préoccupation qui était à la base même de l'initiative de Desjardins. «C'est un grand pas qui est fait aujourd'hui», estime M. Laurin.

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