«Si ce n'était pas de mon mal de dos, je partirais faire du ski», lance celui qui faisait entre 90 et 100 jours de ski par hiver lorsqu'il a pris sa retraite en 1982.
La poignée de main ferme, l'oeil vif et l'esprit alerte, il raconte à quel point les sports, non seulement le hockey, ont été au coeur de sa vie. Le golf, le vélo, le ski et la natation, le baseball et la balle-molle, il aime les sports et il en parle avec passion.
Après le hockey, sa nouvelle passion, c'était le ski, non pour la compétition, juste pour le plaisir. L'hiver dernier, il descendait les pentes du Relais, à Lac-Beauport, mais cette année, c'est impossible. «J'ai été huit fois en Europe pour faire du ski dans les Alpes, pas pour visiter Paris. Non, je voulais faire du ski dans ces montagnes, précise-t-il. On sortait de l'avion et on partait pour le ski.» Il s'est aussi rendu sur les pentes de Whistler, près de Vancouver, et deux fois sur les pentes de Salt Lake City.
Natation
Pas de ski cette année, mais la natation, il ne lâche pas. Deux ou trois fois par semaine, il se jette à l'eau pour une quarantaine de longueurs dans une piscine de 25 mètres.
Il n'y a pas si longtemps, il nageait 1500 mètres sans trop de misère. «La natation, c'est le meilleur sport possible. Tout le monde devrait en faire, affirme-t-il. Il y a des jours quand il faisait - 20 Celsius, ça ne me tentait pas de sortir de la maison. Mais je partais à la piscine, je nageais et je ressortais de là revigoré. C'est excellent pour la circulation et pour la forme. Quand je sors de la piscine, je me sens bien.»
En 2009, il n'a fait que 800 km de vélo dans son été, mais l'année d'avant, c'était presque le double. «C'est extraordinaire de voir des gens d'un certain âge se mettre à faire du vélo. C'est bon. Ça fait prendre l'air. J'ai hâte de sortir mon support sur le patio pour faire un peu de vélo stationnaire», dit-il pendant l'entrevue dans sa maison à Beauport.
Et il adore le golf, à cause du plein air, de la nature qui apaise et de la camaraderie entre les copains de jeu.
Hockey
Pourtant, son grand rêve, c'était le hockey, la route vers la Ligue nationale. «Dans les années 40, c'était possible de jouer dans la Ligue nationale même à mon poids de 150 livres, explique-t-il. Aurèle Joliat, qui m'a coaché à Valleyfield pendant la guerre, ne pesait que 135 livres.»
Il a joué dans les rangs junior pour les Castors de Québec, dans l'aréna de Napoléon Côté sur une glace naturelle à l'intérieur, là où s'élève aujourd'hui le stade municipal au parc Victoria. «Je me demande où sont rendus Armand Gaudreau, Magella Laforest, Alexandre Bolduc le gardien de but, Adjutor Côté et Ludger Tremblay et les autres qui ont joué avec nous sur cette glace. Ça serait bien de revoir ces gens-là. Il doit en rester quelques-uns qui ont joué dans cet aréna», lance-t-il en racontant d'autres souvenirs.
Il dit lui-même qu'il n'a pas fait de prouesse ni remporté de grand trophée même lorsqu'il évoluait dans les rangs senior à Victoriaville, à Hamilton, à Valleyfield ou à Québec avec les As de Marton qui avaient remplacé les As de Québec pendant la guerre de 1939-1945.
Pourtant, il se souvient d'un exploit contre des joueurs du Canadien de Montréal... à la balle-molle. Cet été-là, à la fin des années 40, tous les joueurs du Canadien, Elmer Lack, Maurice Richard, Émile Bouchard et les autres avaient gagné toutes leurs parties, sauf celle à Québec, où ils ont perdu 3 à 2 contre l'équipe dont faisait partie M. Lepage.
Exploits
Pas de trophée? Si, il y en a un. Une plaque avec quelques exploits en natation réalisés en avril 1997 > > au PEPS : Premier en relais 200 mètres hommes, deuxième en relais style libre, premier au 50 mètres, 1er au relais 200 mètres mixte. «Mais c'était dans la catégorie des plus de 70 ans», dit-il, comme s'il voulait atténuer la portée de ces performances.
Et le surnom «Nick», il est arrivé comment? «Ça vient d'un combat de boxe et d'un titre dans Le Soleil vers 1938», lance-t-il en racontant comment avec des amis il avait mis les gants de boxe et était monté dans le ring pour s'amuser. Mais, il se fait prendre au jeu et on lui offre un combat contre un vrai boxeur. «Nick Lepage tentera de faire mordre la poussière à Brownie Rouleau, titrait Le Soleil. Je n'ai pas tenu plus de deux rounds et j'ai été mis K.-O.», conclut-il en riant. La boxe, ce n'était pas son sport, mais les autres sports, il en parle encore avec une grande passion.











