«Ce n'est pas un livre que j'ai écrit d'un coup. Je l'ai mis souvent sur la tablette. Mais des événements autour de moi, la mort de proches m'ont incitée à le reprendre», confie la sexologue et auteure à propos de son seul bouquin à ne pas avoir le mot sexe dans le titre.
Car plus que la célèbre sexologue, c'est la femme qui parle dans Les femmes vintage, qui sera aussi publié en France à l'automne.
Jocelyne Robert y parle à travers les mots de l'essayiste avec des passages documentés sur les thèmes de la chirurgie esthétique, de la mort, de la beauté dans notre société.
Mais elle parle aussi à travers le personnage de Gwendoline Dubois, véritable alter ego dont on lit les interventions en italique dans le texte. Des propos rythmés, sans tabous, aussi amusants que criants de lucidité.
«Gwendoline est nourrie d'autres femmes, mais c'est beaucoup moi», admet d'entrée de jeu Jocelyne Robert. Terrifiant passage de la soixantaine, conjoint plus jeune qu'elle, vie partagée sur deux continents : la sexologue et la narratrice ont beaucoup en commun.
«Elle prend le crachoir quand l'essayiste va se taire un peu, explique Jocelyne Robert. C'est très sympathique d'avoir un double qui me facilitait la vie en prenant la parole sur des sujets plus intimistes ou impudiques. C'est la formidable liberté de l'autofiction.»
En fait, Jocelyne Robert se livre tellement dans cet ouvrage qu'elle apparaît sur la page couverture. Debout, fière, souriante, belle et... sans retouche!
«Je veux m'assumer. Oui, je fais partie des femmes vintage et j'ai été formelle : je ne voulais pas qu'on "photoshope" ma photo. Pour moi, c'était une question d'intégrité et d'authenticité.»












